Suite du dossier réalisé par les contrôles laitiers pour présenter les leviers techniques actionnables en élevage. Après la modification du système fourrager, est évoquée la baisse du TB au travers d’une conduite du troupeau cohérente. Deux éleveurs livrent leur expérience.
Une gestion cohérente du troupeau facilite la maîtrise de la matière grasse. En effet, un certain nombre de facteurs relativement bien connus, permettent de faire fluctuer le taux butyreux d’un troupeau sur une campagne laitière, leur maîtrise donne donc des résultats très satisfaisants.
Mais avant d’aborder ces différents paramètres, il faut déjà impérativement adapter les effectifs et le niveau de production du troupeau, au quota à réaliser. Un outil fiable de prévision laitière est disponible dans chaque organisme de contrôle laitier : il permet d’ajuster au mieux les réformes ou les achats d’animaux à la production, d’une part et aux périodes où le lait est le mieux payé, d’autre part. Une fois les effectifs bien raisonnés, on peut travailler sur les différents facteurs responsables d’une variation du taux butyreux.
Tarissement
Des tarissements trop courts (moins de 40 jours) limitent les démarrages de lactation et baissant la production laitière totale, on fait augmenter le TB.
Mais tarissement long ne doit pas rimer non plus avec engraissement excessif, car les risques de stéatose seraient beaucoup plus importants ; les vaches en maigrissant trop rapidement augmenteraient leur TB et les risques d’acétonémie seraient d’autant plus élevés.
Alimentation autour du vêlage
S’il y a bien une période à maîtriser, c’est le démarrage en lactation.
En effet, une ration de qualité insuffisante ou déséquilibrée peut entraîner une chute de la production laitière et une envolée du TB en raison d’une mobilisation des réserves trop importantes en début de lactation.
La persistance laitière sera ensuite relativement faible, la vache va pouvoir reprendre du poids en même temps qu’une production de matière grasse élevée par une suralimentation en fin de lactation et une faible dilution.
Gestion du rationnement
Si l’alimentation en début de lactation est primordiale, il est nécessaire de bien ajuster le niveau de la ration aux performances laitières dans le cas de ration complète ou d’ajuster correctement le concentré et les quantités d’ensilage de maïs pour des rations individualisées.
Toute suralimentation énergétique pendant la lactation permet aux vaches de reprendre d’abord de l’état mais ensuite, de produire un lait beaucoup plus concentré en taux et surtout en T B.
Période de vêlage
La longueur des jours est également déterminante pour la richesse du lait, on observe dans les extrêmes un écart de 3 g en TB et de 2 g en TP.
Ce phénomène naturel est irrémédiable mais le choix de la période de vêlage permet de produire plus ou moins de lait pendant les périodes favorables à la baisse du TB. Les vêlages d’avril-mai permettent de produire le lait le moins gras.
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