Le Jura Agricole et Rural
Maîtriser la matière grasse malgré le maïs en libre service
Gaec des Germains à Bussy-Albieux (Loire)
Jura agricole et rural
Publié le:  07 juin 2007
Page 10 

Au Gaec des Germains à Bussy-Albieux, Dominique Gaumond et sa mère ont décidé depuis quelques années déjà de mieux maîtriser le TB car avec des taux de 48 g/l en hiver, le droit à produire se réduisait comme peau de chagrin malgré une référence MG de 42,08 g.

Avec une majorité de vêlages en fin de printemps et début d’été, cet élevage situé en zone séchante, pratique le pâturage sur une période relativement courte (avril et mai). Le reste de l’année, le troupeau est alimenté à partir d’ensilage de maïs (70 %), de RGI (25 %) et de foin (5 %).

L’ensemble de cette ration est distribué en libre service au silo, l’avancement est géré par un fil électrique disposé devant le front d’attaque. Le concentré est distribué en partie au front d’attaque pour l’équilibre de la ration et le reste au DAC .

Pour faire baisser le TB, différents moyens ont été mis en place, avec l’aide de Dominique Tisseur, technicien de l’élevage.

Malgré la difficulté rencontrée pour maîtriser l’ingestion en fourrage des vaches en libre service, un rééquilibrage de la ration a été mis en œuvre en diminuant les quantités de céréales distribuées aux vaches à 20-25 kg, car le maïs proposé est très ingestible et très énergétique et les quantités de tourteaux de soja ont été augmentées en début de lactation. Ces changements ont généré une baisse de TB intéressante et ont également fait augmenter le niveau de production et la valorisation de la ration de base . Une gestion rigoureuse du quota a aussi permis d’adapter au mieux les effectifs pour faire face à l’augmentation du niveau de production et éviter à tout prix le coup de frein de fin de campagne, très souvent synonyme de flambée du TB. Une prévision des ventes de vaches de réforme et de génisses prêtes est donc réalisée.

La recherche de davantage de vêlages en début d’été a certainement aidé à maîtriser un peu le TB, car cette période est plutôt défavorable pour les taux.

Une marge de progrès est encore possible en modifiant la conduite des vaches taries car elles ne bénéficient pas toujours d’une conduite alimentaire adaptée.

Carte d’identité de l’exploitation

60 ha de SAU :

38 vaches montbéliardes

21 ha de céréales

240 000 litres de quota

3 ha de jachère

42,08 g/l de référence MG

18 ha de prairie

38 taurillons vendus par an

18 ha de RGI en dérobée

18 ha de maïs irrigué

Uniquement achat de tourteaux de soja et de minéraux pour l'alimentation des vaches et des taurillons


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