Le premier ministre François Fillon a estimé le 2 juin que la France devrait, pour mieux faire valoir ses intérêts, négocier « dès maintenant» le futur de la Politique agricole commune (Pac) après 2013.
Il faut « discuter dès maintenant pour ne pas se retrouver face à un mur et en situation de faiblesse » plus tard, a-t-il déclaré lors d’une réunion avec des agriculteurs dans une exploitation à Brains-sur-Gée (Sarthe).
En réponse à une question, François Fillon a aussi critiqué la déclaration récente de la Commissaire européenne à l’agriculture Marianne Fischer Boel, selon laquelle une partie des agriculteurs doivent désormais envisager une seconde activité professionnelle. « C’est complètement contraire à la philosophie qui est la nôtre », a-t-il lancé.
« La sécurité et l’indépendance alimentaires de l’Europe sont essentielles », a-t-il ajouté, ce qui conduit le Gouvernement à vouloir « conserver la force de frappe économique de l’agriculture ».
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