Le Jura Agricole et Rural
Un bâtiment bien fonctionnel
Élevage caprin
Jura agricole et rural
Publié le:  21 juin 2007
Page 8 

Karine et Aurélien Mourier, jeunes éleveurs de chèvres dans le nord de l’Ardèche, ont construit un bâtiment de 570 m2, au moment de leur installation en 2005. Des aménagements assez simples, fonctionnels et pas trop onéreux.

Aurélien Mourier s’est installé avec son épouse Karine en août 2005 sur la commune de Preaux, en rachetant l’ancienne ferme de ses grands-parents qui était inoccupée depuis longtemps. Le jeune couple a choisi de se spécialiser dans l’élevage caprin, en gardant huit vaches allaitantes. Avant de se lancer dans la construction d’une chèvrerie, ces éleveurs ont su prendre le temps d’aller visiter un bon nombre de bâtiments et d’échanger avec d’autres éleveurs, dans l’idée de préciser leur projet et d’éviter de reproduire certaines erreurs.

Leurs priorités : concevoir un bâtiment qui soit le plus fonctionnel possible, avoir des conditions de travail satisfaisantes et limiter le coût de l’investissement, en réalisant eux-mêmes la majeure partie des travaux. Dès le départ, le choix du matériau s’est porté sur le bois dont les atouts ne sont plus à démontrer. Le chantier a commencé à l’automne 2005, sur un terrain en pente. Une fois le terrassement et la maçonnerie terminés, il aura fallu environ un mois pour monter la structure du bâtiment (charpente et bardage en bois, couverture…) vendue sous forme de kit (1), et s’occuper de l’aménagement intérieur.

Un maximum de place pour les chèvres

Au total, la surface du bâtiment s’étend sur près de 570 m2 : soit 340 m2 pour le logement du troupeau, 125 m2 de couloir central d’alimentation et un appentis de 100 m2 abritant la laiterie (30 m2), la salle de traite (45 m2) et du stockage de céréales (25 m2). Afin de faciliter le travail de l’éleveur, la laiterie et la salle de traite (douze postes) sont de plain-pied. Idem pour le déplacement des animaux entre la partie chèvrerie et le double quai de traite. Autre particularité, le couloir d’alimentation n’est pas très large, de façon à réserver le maximum de place aux chèvres logées sur aire paillée. Question bien-être animal, la surface par chèvre dépasse les 2 m2.

Karine et Aurélien Mourier ont démarré la production de lait avec quatre-vingts chevrettes de races alpine et saanen, arrivées dans le nouveau bâtiment fin décembre 2005. La laiterie et la salle de traite ont été aménagées en début d’année 2006. Aujourd’hui, le cheptel est passé à cent vingt chèvres. L’objectif est d’atteindre un effectif de cent quarante à cent cinquante d’ici à l’an prochain, sachant que la capacité maximale s’élève à cent quatre-vingts chèvres.

Jusqu’à maintenant, ces éleveurs ne trouvent rien de particulier à revoir au niveau de l’aménagement de leur chèvrerie, mis à part un souci de condensation en hiver. L’aération est assurée par l’ouverture du faîtage et des filets brise-vent, le bardage en bois n’étant pas ajouré. L’accès au bâtiment ne pose pas de problème aux camions : il y a une aire de déchargement devant et un chemin tout autour. A présent, ce qui reste à prévoir comme travaux, c’est la mise aux normes liée au traitement des eaux usées.

(1) Kit commercialisé par la société Préfa/Kit siégeant dans le Maine-et-Loire.

Le coût du bâtiment

- Terrassement : 5 500 euros

- Fondation, maçonnerie : 11 000 euros

- Kit (charpente, bardage, couverture, portes, visserie…) : 25 000 euros

- Electricité : 3 200 euros

- Adduction : 3 500 euros

- Machine à traire avec pose : 16 000 euros

- Équipement en salle de traite et laiterie : 4 000 euros

- Cornadis en bois (partie chèvrerie) : 400 euros

Montant total de l’investissement : 68 600 euros

Subvention dans le cadre du plan national de modernisation des bâtiments d’élevage : 28 000 euros.


Newsletter GRATUITE
Sondage

Face à l'augmentation du prix du pétrole, les agriculteurs ont-ils raison d'engager des mouvements syndicaux ?

  • Oui
  • Non
  • Ne sais pas

  • (C) Le Jura agricole et rural
    Partagez vos idées, écrivez-nous
    Webmaster