Dans leur problématique bâtiment, les éleveurs ovins, quel que soit leur système d’élevage, partagent une préoccupation commune : l’ambiance.
Vaste bâtiment neuf ou ancien bâtiment réaménagé pour loger des brebis pendant la période d’hivernage, deux options s’offrent aux éleveurs ovins en fonction de leur système d’élevage, agneaux de bergerie ou agneaux de pré. Mais une problématique commune intéresse tous les éleveurs ovins : la qualité de l’ambiance et la ventilation dans les bâtiments.
Les moutons et les agneaux ont plusieurs ennemis en hiver : l’humidité, la condensation et le froid. Les moutonniers font souvent le choix de réaménager des bâtiments anciens désertés par les bovins. L’espace plus restreint évite les trop fortes chutes de température, mais l’ambiance s’alourdit des gaz produits et d’une humidité ambiante aussi malsaine pour les brebis en cours de lactation que pour les agneaux.
Un exemple de réhabilitation
À Diancey, en Côte-d’Or, le Gaec du Moulin de Jonchery a réussi à pallier ces effets indésirables. L’aire de la bergerie a été délimitée par la construction d’un bardage bois sur toute la longueur du bâtiment, un faux plafond récupéré sur un autre bâtiment démoli a permis de délimiter un espace plus confiné et mieux isolé. Mais avec un inconvénient de taille : une augmentation de la condensation qui nuit à l’ambiance générale du bâtiment. Une réflexion conduite avec le GDS a amené le Gaec à opter pour un système de ventilation dynamique, qui assure le renouvellement d’air grâce à trois extracteurs à débit réglable. Une caméra de surveillance a finalisé l’installation. Elle permet à chacun des trois associés du Gaec de suivre l’évolution des agnelages et de surveiller l’élevage en préservant la vie de famille et le repos. Autre aménagement permettant d’alléger la charge de travail, deux rateliers, en libre-service pour le fourrage, ont été installés à chaque bout de la bergerie. Les quatre lots s’alimentent ainsi sans problème et sans contrainte pour l’éleveur.
Le confort de travail
Autre système, autre solution, le Gaec de la Goutte à Marsannay-le-Bois a rassemblé sa grande troupe dans une vaste et lumineuse construction mêlant bardage agglos, éléments translucides et portes en bois, avec une toiture isolée. Le confort de travail pour les hommes et l’ambiance pour les animaux s’en trouvent nettement améliorés. Une ventilation en faîtage assure le renouvellement de l’air, mais à l’usage l’ouverture s’est révélée insuffisante. Elle devra être allongée de 4 m vers chaque pignon pour réduire la condensation. La circulation a été pensée pour faciliter l’affouragement et le nettoyage du bâtiment. De nombreux portillons permettent le passage entre les cases et évitent les contorsions risquées. Ces portillons, qu’ils soient « faits maison » ou achetés chez un revendeur, doivent être assez larges et d’ouverture facile. Confort de travail supplémentaire pour les associés du Gaec qui résident loin de la bergerie, le local technique a été aménagé en studio avec un canapé-lit accueillant pour l’éleveur de garde.
- La paille a-t-elle un prix ?
- «Je veux un tracteur, comme papa !»
- Un dimanche à la ferme
- La Safer et le droit de préemption
- D'un continent à l'autre… les plant...
- Le Jura fête la volaille de Bresse
- Un péril pour l'élevage et la biodi...
- Prix des carburants, incendie, cris...
- Plantations : Les distances à respe...
- L'emploi des jeunes pendant les vac...
Face à l'augmentation du prix du pétrole, les agriculteurs ont-ils raison d'engager des mouvements syndicaux ?




