Le Jura Agricole et Rural
Astuces et tendances dans les bâtiments d'élevage
Élevage allaitant
Jura agricole et rural
Publié le:  21 juin 2007
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Chaque visite de bâtiment apporte son lot d’astuces et de solutions aisément partageables. Astuces et tendances du jour chez les éleveurs allaitants.

La construction d’un nouveau bâtiment ou l’aménagement d’un bâtiment ancien reste au centre des préoccupations de beaucoup d’éleveurs.

Bâtiments pour bovins allaitants, ovins et laitiers… En Bourgogne, les éleveurs ont investi un milliard d’euros dans les bâtiments d’élevage. Tout le monde cherche à rationaliser les coûts et à faire des économies, tout en répondant aux contraintes environnementales et paysagères qui s’imposent. Mais l’objectif prioritaire reste toujours la simplification du travail de l’éleveur. Et simplifier le travail quand les troupeaux s’agrandissent et que la main-d’œuvre disponible diminue, c’est d’abord gagner du temps et diminuer la pénibilité. Mais c’est aussi réfléchir au système d’alimentation, tout en s’assurant le bien-être des animaux. Un bien-être animal qui n’est pas seulement un élément de la conditionnalité des aides, mais qui s’inscrit aussi dans une logique économique. Car c’est l’assurance d’une croissance maîtrisée et donc de bons résultats technico-économiques.

Deux ensembles

Dans les élevages allaitants, deux grands ensembles se distinguent : les bâtiments à charpente et bardage métalliques et les bâtiments bois, avec toutes les variantes possibles entre ces deux extrêmes.

Mais une nouvelle catégorie se dessine aujourd’hui : des bâtiments qui reflètent des préoccupations environnementales bien dans l’air du temps. Comme le « tout bois » construit par Michel Porcheret et son futur jeune repreneur, à Pouchey, en Côte-d’Or qui ont choisi un bâtiment particulièrement économe en matériaux utilisant des énergies fossiles. D’autres, comme le Gaec Neugnot à Torcy-Poligny, en Côte-d’Or ont prévu dès le début du projet une installation de récupération des eaux de pluies dans une cuve de stockage.

Dans les projets plus traditionnels, on retrouve aussi certaines solutions communes à plusieurs élevages. Les uns privilégient l’utilisation de plaques de béton préfabriquées pour les murets sous cornadis ou les soubassements de bardage. D’autres installent des matériels permettant la distribution du fourrage en libre-service dans les stabulations. Une telle évolution représente un indéniable progrès en termes de qualité de vie pour l’éleveur, « à condition », prévient Gérard Virely à Époissottes (Côte-d’Or), « que les installations soient régulièrement garnies », les animaux moins stressés se régulent d’eux-mêmes. Certains élevages construisent aussi des quais d’alimentation plus longs (entre 2,20 m et 2,40 m), c’est une évolution recommandée par les techniciens bâtiments parce qu’elle améliore la sécurité des personnes et la facilité des interventions à l’arrière des bovins pris au cornadis.

Améliorer le quotidien

La travée de 7 m, qu’elle soit centrale ou sur l’un des côtés fait aussi des émules. Centrale, elle permet d’accéder facilement à des cases d’isolement ou des cases à veaux, sur un côté, certains éleveurs l’utilisent pour installer une infirmerie, ou un local technique ou stocker et préparer les aliments, comme Jean-Louis Prudent à Genlis, dans la plaine dijonnaise. La circulation des hommes et des bêtes est privilégiée dans nombre de projets, comme au Gaec de l’Épicéa, chez Denis et Gérard Chauve à Puits (Côte-d’Or), qui ont prévu un couloir de circulation derrière les cases à veaux, ce qui permet aussi d’affourager en libre-service.

Autant de trucs et d’astuces qui peuvent singulièrement améliorer le quotidien des éleveurs confrontés à un agrandissement de fait de la taille des troupeaux.


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