Les années passent vite et les réformes de la viticulture en France ont du mal à se mettre en place. Cependant, notre environnement économique et culturel, dans le monde du vin, a entrepris sa mue de façon irréversible. Notre clientèle est en train de changer et il est urgent que l’on s’en rende compte et que l’on cherche de nouveaux outils pour satisfaire de nouvelles exigences…
Car les goûts évoluent, la clientèle se renouvelle et les habitudes de consommation se modifient… Il n’est pas question de tout remettre en cause par rapport au travail déjà effectué dans le passé. Il nous faut simplement faire évoluer nos appellations vers plus de modernité.
Plus de modernité, ce n’est pas monter des usines à gaz pour l’obtention des agréments dans nos appellations.
Plus de modernité, c’est se remettre en cause dans ce que nous savons le mieux faire aujourd’hui, c’est-à-dire produire : nous n’échapperons pas aux nouvelles règles environnementales, nous ne serions plus crédibles auprès du consommateur. Cependant, nous devrons anticiper ces règles en participant à l’élaboration d’un cahier des charges, applicable de façon intelligente pour tous…
Plus de modernité, c’est renforcer l’image de vins diversifiés et de qualité. C’est vrai que cette diversité peut pénaliser la communication. Mais elle doit être aussi la force du vignoble à condition que la qualité soit reconnue sur l’ensemble de la gamme.
Plus de modernité, c’est libérer plus de temps pour le consommateur, l’écouter, le rassurer sur le discours en rapport à l’alcool, le conseiller et répondre à son attente…
Plus de modernité, c’est être responsable de son discours…
Enfin, plus de modernité, c’est travailler ensemble comme nous le faisons actuellement, en s’appuyant sur les réformes qui s’amorcent. Tous les acteurs de la filière se réunissent pour élaborer une feuille de route commune pour l’avenir. Notre vignoble est trop petit pour avancer sur des chemins séparés. Il nous faudra donc trouver les bons compromis. Et les écrire…
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