Le Jura Agricole et Rural
Michel Barnier rassure les Jeunes
Congrès JA
Jura agricole et rural
Publié le:  28 juin 2007
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Sans répondre à toutes les attendes des jeunes, Michel Barnier n’est pas venu les mains vides au congrès d’Épinal

Pour sa première intervention devant les Jeunes agriculteurs réunis en congrès à Épinal, les 19,20 et 21 juin, en tant que ministre de l’Agriculture, Michel Barnier a surtout insisté sur le rôle fondamental de l’agriculture pour la France et l’Europe et sur la nécessité de réconcilier l’agriculture avec la société.

Pour sa première sortie en tant que ministre de l’Agriculture, Michel Barnier a réussi son examen de passage devant six cents jeunes agriculteurs réunis en congrès à Épinal, les 19, 20 et 21 juin. Les jeunes ont applaudi chaleureusement le nouveau ministre à l’issue de son discours. Ce n’est pas qu’il ait répondu à la totalité de leurs demandes. Même s’il a apporté quelques mesures dans sa corbeille. Ainsi a-t-il confirmé les engagements de Dominique Bussereau sur le financement des stages à l’installation et promis de combler le retard pris dans la distribution des prêts bonifiés comme le lui demandait Philippe Meurs. De même il s’est engagé à adapter les modalités de calcul des cotisations sociales dans la prochaine loi des Finances et a promis le maintien du remboursement de la taxe sur le fuel pour faire face au renchérissement de l’énergie.

Défi environnemental

Si Michel Barnier a séduit, c’est plus par la tonalité de son discours et sa vision de l’agriculture qu’il a développée. « J’observe une convergence entre vos idées et ce que je pense ». Dans leur rapport d’orientation, les jeunes agriculteurs ont plaidé pour une croissance de la production alimentaire, en France et dans le monde, dans le cadre d’un développement durable. En écho, le ministre de l’Agriculture, qui fut ministre de l’Environnement sous le Gouvernement Juppé a insisté sur « la nécessité de relever le défi environnemental » et réaffirmé « la place de l’agriculture dans les échanges internationaux ».

Concrètement, cela signifie que la France ne bradera pas son agriculture à l’OMC. « La France ne négociera que sur la base de la réciprocité et de l’équilibre ». « La France est ouverte, mais pas offerte » a-t-il résumé.

À Bruxelles, pas question de renoncer à notre indépendance alimentaire et de laisser le pouvoir aux fonctionnaires. « Je tiendrai ma place à Bruxelles » a-t-il martelé et il ne se « résoudra jamais à une Europe sous influence et sous-traitante » des autres pays. Sur le bilan de santé de la Pac, programmé pour 2008, il s’est voulu rassurant : « Vous serez associés à ce processus pour faire prévaloir notre point de vue ». Tout en appelant à sa rénovation. D’ailleurs, la tenue des États Généraux de l’Agriculture aura bien lieu comme prévu et ils serviront à préparer ce bilan de santé, dont beaucoup redoutent qu’il ne serve à une réforme en profondeur sans attendre 2013.

Invitation au dialogue

Sur le plan national d’ailleurs, le nouveau ministre a confirmé implicitement l’initiative d’Alain Juppé d’un « Grenelle de l’Environnement ». « Vous devez avoir votre place » a-t-il indiqué aux JA, en précisant : « on ne discute pas de la nature sans interroger en premier chef ceux qui l’utilisent et qui la vivent au quotidien ». Tout en précisant que « c’est à travers cette bataille pour l’environnement que verra le jour un nouveau pacte du monde agricole avec la société ».

Le ministre veut « placer l’agriculture au cœur des problématiques qui intéressent les gens ». Aux agriculteurs de saisir la perche en développant une attitude d’écoute et de dialogue.

«Cette responsabilité m'honore


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