|
Le changement de statut, de salariés à associés, n'a pas modifié leur façon de travailler |
En 2005,la coopérative d'insémination Jura-Bétail décide de céder l'exploitation du Bois-Vernois. Le chef d'exploitation et les salariés créent alors une société civile d'exploitation agricole.
Paul Avril (50 ans) et Didier Toinard (39 ans) ont été salariés sur la ferme du Bois-Vernois pendant une douzaine d’années. Jérôme Jobard (25 ans) a travaillé durant trois ans sur le site avant que Jura-Bétail ne décide de vendre l’exploitation pour recentrer ses activités. L’arrivée des 35 heures a accéléré la décision et c’est naturellement vers les salariés que la coopérative se tourne pour la reprise de l’exploitation.
Le 1er octobre 2005, les trois associés créent la SCEA du Serein, la forme juridique la plus adaptée à ce passage de témoin et qui permet également le maintien des droits à produire en cas de départ d’associés.
Le changement de statut, de salariés à celui d’associés, n’a pas modifié profondément leur façon de travailler, estiment les trois hommes. Autant d’heures (« mais pas de RTT ! »), la même autonomie et les mêmes rapports entre eux, sans hiérarchie, bien que Paul Avril ait été pendant plusieurs années leur responsable d’exploitation.
La nouveauté, c’est la comptabilité et c’est pour Jérôme. Les exploitants ont quand même réalisé quelques modifications : l’atelier taurillons passe de 50 à 150 bêtes avec la construction d’un nouveau bâtiment dans l’objectif d’engraisser tous les animaux nés sur l’exploitation ainsi que les réformes. La moyenne du troupeau laitier est de 7 500 kg avec une ration maïs et ensilage d’herbe. « Déjà du temps de Jura-Bétail, nous ne visions pas la performance laitière mais l’optimum économique », rappelle Paul Avril. Jérôme précise que le troupeau devrait passer en ration complète dès cette année. Enfin, Didier souligne un changement au niveau familial : « Nos épouses s’ intéressent davantage à ce qui se passe sur l’exploitation. Avant on était salariés, maintenant elles ont un droit de regard ».
carte d'identité
Création de la société le 1er octobre 2005.
650 000 litres de lait standard pour 180 hectares en location (50% prairie, 50% céréales-maïs) et 40 hectares de coupe d'herbe.
- La paille a-t-elle un prix ?
- «Je veux un tracteur, comme papa !»
- Un dimanche à la ferme
- La Safer et le droit de préemption
- D'un continent à l'autre… les plant...
- L'emploi des jeunes pendant les vac...
- Plantations : Les distances à respe...
- Le Jura fête la volaille de Bresse
- Un péril pour l'élevage et la biodi...
- Prix des carburants, incendie, cris...
Face à l'augmentation du prix du pétrole, les agriculteurs ont-ils raison d'engager des mouvements syndicaux ?




