Le Jura Agricole et Rural
Retour au pays…
Gaec cu Vallon d'Épy
Jura agricole et rural
Publié le:  28 juin 2007
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Nicolas Perrodin et les époux Bourgeois : un bout de chemin sur la route du Vallon d’Épy

À Val d’Épy, Nicolas Perrodin s’est associé aux fermiers qui avaient repris l’exploitation de son oncle… Une génération plus tard, c’est la vie de l’agriculture du vallon qui se poursuit avec un même amour du travail bien fait.

Depuis 1983, Jean-Marc et Bernadette Bourgeois ont repris une ferme à Val d’Épy, petite commune de quatre hameaux, située aux confins de la petite montagne jurassienne. Originaire de Foncine-le-Haut, le couple exerçait une activité salariée, tout en élevant quelques génisses… Mais les époux Bourgeois voulaient s’installer en lait et cherchaient une exploitation en location.

C’est à Val d’Épy qu’ils ont trouvé cette ferme de 28 hectares, libre après le décès de l’exploitant. « Nous avons acheté le bétail et nous nous sommes agrandis petit à petit, en louant des parcelles qui se libéraient », se souvient Jean-Marc.

C’est à cette époque que leur chemin a croisé celui d’un jeune garçon, Nicolas Perrodin, le neveu de leur prédécesseur, qui venait chaque été passer ses vacances chez sa grand-mère, au village.

« Pas ailleurs qu’ici ! »

Un petit garçon qui a grandi. Et même bien grandi. Ingénieur en techniques agricoles, il a travaillé pendant trois années à l’Upra montbéliarde avant que, à son tour, le virus de l’installation ne le rattrape. Et ce d’autant plus qu’il avait un œil sur une exploitation en allaitants qui allait se libérer dans le cadre d’un départ en pré-retraite, à Épy.

C’est la conjonction du désir des époux Bourgeois qui « trouvaient plus intéressant de travailler avec d’autres » et la volonté de Nicolas qui « ne se serait pas installé ailleurs qu’ici… » et qui « n’aurait pas sauté le pas s’il avait été seul… » qui est à l’origine de la constitution de ce Gaec baptisé Gaec du Vallon d’Épy .

Les futurs associés avaient des craintes. Notamment sur la taille économique de l’exploitation. Cette association leur offrait également l’opportunité de construire un bâtiment pour les laitières, ce que seuls, ni les uns ni les autres n’auraient fait.

Les trois associés ont néanmoins gardé le moral et sont passés par une formation de trois journées : « Nous nous sommes ouverts, nous avons parlé de tout. Nous avons pris le temps de bien préparer les choses… », expliquent-ils d’une même voix.

Un nouveau bâtiment est sorti de terre, près du cimetière, à l’entrée du village. Un seul troupeau a été constitué. Une même méthode de travail, basée sur la qualité, est appliquée. « Le moment crucial de la journée, c’est le petit-déjeuner, sourit Nicolas. C’est à ce moment là que, tous les trois réunis, nous organisons notre journée et nous prenons toutes les décisions sur la gestion de l’exploitation… »

Un nouvel associé pour transmettre

Le nouveau bâtiment offre un meilleur confort de travail. Mais ce n’est pas pour autant que les associés ont atteint un de leurs objectifs qui consistait à se libérer du temps. Les Bourgeois qui souhaitent « avoir plus de vie sociale », aiment bien sortir en couple. D’où certaines contraintes dans les astreintes… Mais ils apprécient cette liberté que la formule leur procure. Et encore plus depuis que le moment de la retraite se profile.

Une retraite qui passe par la recherche d’un nouvel associé au sein du Gaec. S’ils restent discrets sur cette arrivée, les trois associés reconnaissent que le projet « est déjà bien avancé dans l’esprit… ». Cela aussi, c’est de l’amour du travail bien fait !

carte d'identité

Gaec créé en 2004, né de la fusion de deux exploitations, l’une laitière de 65 ha (Jean-Marc et Bernadette Bourgeois), l’autre en système viande de 30 ha (Nicolas Perrodin).

Mai 2006 : construction d’un bâtiment vaches laitières, 266 000 litres en lait à comté, 95 ha de prairies dont 50 ha fauchés en balles rondes. Valorisation de génisses à viande par un boucher.


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