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Gérard Terrier, le président du groupement de Saint-Trivier, a présenté la filière volaille de Bresse |
La grippe aviaire a laissé des traces dans les rangs des éleveurs de volaille de Bresse. Outre le dérèglement du marché qu’elle a engendré, elle a aussi servi de prétexte à des éleveurs qui, alors que la retraite se profilait, souhaitaient arrêter leur activité. D’où, en 2006, une baisse conséquente des mises en place, accentuée par la crainte de nouvelles mesures de confinement: un million seulement alors qu’elles approchaient le million et demi en année régulière !
Chargé de gérer l’offre et la demande, le groupement de producteurs de Saint-Trivier-de-Courtes (*) est désormais en quête de nouveaux éleveurs. Et pour retrouver le niveau régulier, il devrait installer sept à huit nouveaux éleveurs chaque année.
D’où cette opération de « recrutement » organisée sous l’égide du Comité interprofessionnel de la volaille de Bresse, et réunissant tous les acteurs de la filière : Adasea, Centre de Béchanne, accouveurs, groupements de producteurs, volaillers en gros…
Portes ouvertes…
L’opération s’est déroulée en deux temps. Une matinée chez Gilles Guerry, éleveur installé à Saint-Martin-le-Châtel (Ain), puis l’après-midi chez Dominique Hugonot, éleveur à Torpes (Saône-et-Loire), en limite du département du Jura.
Conduisant la visite de son élevage, Dominique Hugonot a rapidement raconté son histoire. Il s’est lancé en 2003, mais n’a pas été découragé par la sécheresse. Salarié à plein-temps, il a choisi de s’installer en 2005, car il pouvait encore bénéficier du dispositif d’aide à l’installation.
Avec une quinzaine d’hectares de céréales et cinq hectares de pré, il s’est lancé dans un élevage de quelque 5000 volailles par an, investissant environ 12 000 euros pour l’achat de ses deux premiers bâtiments. Le retour sur investissement, très rapide, lui a permis de s’équiper de nouveaux bâtiments pour développer son élevage : un bâtiment pour un lot de 500 volailles.
Dominique Hugonot a apporté des éléments de réponse à un public composé de personnes ayant un projet d’installation en agriculture et à la recherche d’une production sous signe de qualité. Mais aussi de conjoints ou enfants d’exploitants à la recherche d’une activité
complémentaire pour consolider leur exploitation…
Les partenaires de la filière ont également donné toutes les informations souhaitées, avant que des contacts plus « personnels » ne s’installent entre candidats et techniciens…
(*) : 110 éleveurs adhérents, sur les 230 répertoriés par le comité
interprofessionnel.
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