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Rendements et qualité en baisse |
Les techniciens de la chambre d’agriculture du Jura, ont réalisé un bilan de l’état des cultures et fourrages au 5 juillet.
Cultures d’hiver
Les fortes chaleurs et le déficit hydrique observés en avril ont fortement pénalisé les rendements dans les terres séchantes. Il en découle une très forte hétérogénéité des rendements observés :
Colza : La récolte est quasiment terminée et les rendements sont à la moyenne basse cette année, mais avec d’importantes amplitudes. Les rendements du secteur du finage et plaine doloise se situent aux environs de 25 à 30 quintaux par hectare.
Le secteur de Bletterans semble obtenir des rendements légèrement supérieurs (environ 30 à 35 q/ha).
Ces résultats sont assez décevants au regard de la « belle » végétation qui laissait espérer mieux. La chaleur et le manque d’eau du mois d’avril y ont contribué. D’autre part, le développement des maladies en fin de cycle a également pénalisé cette culture. À noter que sur certains secteurs, St-Aubin - Les Hays par exemple, des orages de grêles ont fortement pénalisé les rendements.
Orge d’hiver : Cette culture est à peu près totalement récoltée et les rendements sont plutôt à la moyenne basse. Les résultats sont très hétérogènes : de 25 à 80 q/ha. Les pucerons, qui ont été actifs jusqu’en décembre, ont contaminé certaines parcelles en jaunisse nanissante, ce qui explique également la faiblesse des rendements de certaines parcelles non ou mal protégées malgré les avertissements et les consignes «Flash Cultures». Pour les orges brassicoles, des problèmes de taux de protéines trop élevé et de calibrage trop faible, sont aussi rencontrés.
En secteur premier plateau, c’est l’inquiétude malgré un potentiel de récolte prometteur début juin (60 qx et plus) : les céréales arriveront bientôt à maturité et les moissonneuses sont encore en plaine.
Blé : la moisson est très peu avancée pour cette culture. On peut s’attendre à des rendements moyens cette année, mais avec une très grande hétérogénéité entre les parcelles.
Comme pour les orges, les conditions climatiques d’avril et des attaques de pucerons seront responsables de rendements très faibles sur certaines parcelles. D’une manière générale, les parcelles avec des sols superficiels auront été très pénalisées par la sécheresse d’avril.
La qualité du blé risque de se dégrader (perte de PS, germination sur pied) avec les conditions climatiques actuelles.
Cultures de printemps
Maïs et tournesol : le manque d’eau de ce printemps a eu comme conséquence des levées hétérogènes dans la majorité des parcelles. Ceci a entraîné des pertes de plantes et des écarts de stade significatifs. Le potentiel de rendement de cette culture s’en trouve aujourd’hui amoindri.
Les fortes précipitations reçues depuis début mai n’ont pas favorisé la mise en place d’un enracinement profond des cultures. Cet enracinement superficiel pourra éventuellement poser problème pour l’alimentation hydrique des plantes en cas de forte chaleur et de faibles précipitations au cours de l’été.
Fourrages
En plaine : les quelques parcelles ayant été récoltées précocement (foin, ensilage ou enrubannage) donnent moins de volume, mais présentent une qualité satisfaisante.
Bien sûr, la récolte des fourrages est très en retard cette année : peu de foins sont récoltés à ce jour. Les foins restant à faire seront de piètre qualité.
Le fait marquant de l’année pourrait être, comme pour les cultures, l’hétérogénéité des rendements et des qualités.
En secteur Premier plateau : une partie des foins a pu être récoltée (25 à 50% de la surface destinée au foin selon les secteurs et les exploitations), assurant une repousse de juillet qui pourra être valorisée par la pâture ou en regain.
Les exploitations avec séchage en grange (et réchauffeur a fortiori) ont pu rentrer du foin de qualité correcte début juin. Néanmoins toutes les exploitations ont mouillé du foin à un moment ou un autre.
Une massive quantité reste à récolter et donnera un foin très médiocre et dont la mauvaise qualité sera renforcée par la verse et les apparitions de taupinières.
Les rumex montés à graine sont nombreux dans les parcelles.
En secteur deuxième Plateau et Montagne : 0 à 30% de la surface de fauche a été récoltée (très peu sur le secteur Haut Jura). Les parcelles restant à récolter le seront dans les mêmes conditions que sur le Premier plateau (verse, nombreuses taupinières dans les secteurs à campagnols, et chardons et rumex présents en quantité).
Vigne
Belle récolte en prévision et précoce : le stade fermeture de la grappe est dépassé.
Les chardonnay, plus précoces commencent à bouger.
L’état sanitaire est assez bon (pression maîtrisée des maladies cryptogamiques).
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