En annonçant mon désir de renouveler mon mandat à la tête de la FNSEA en 2008, je conjuguais transparence et envie, tout en ayant bien en tête que le « ad vitam æternam » n’a aucun sens. Notre maison commune est apaisée après les crises, modernisée pour répondre aux aspirations de notre temps et respectée là où elle s’exprime.
Cette situation nous a confortés lors de nos élections professionnelles en janvier dernier. 57 %, ce n’est pas rien ! Aujourd’hui au-delà des échéances immédiates qui nous obligent comme
« les Assises de l’agriculture » ou « le Grenelle de l’environnement », reste un chantier que je veux conduire avec force et conviction : s’occuper de tous. Il s’agit, au-delà des mots des différences et clivages naturels, de faire en sorte qu’aucun paysan ne se sente exclu ou laissé au bord du chemin. La FNSEA a vocation à rassembler bien au-delà de ses scores ! Toutes les productions et toutes les régions ont leur place pour imaginer l’agriculture du XXIème siècle.
Nous avons besoin d’une vision mêlant reconnaissance et fierté du métier avec modernité et aspirations de nos concitoyens. Le lait, le miel, la lavande, le blé n’ont de destin qu’avec les succès des viandes, du colza, du vin… et vice-versa. La solidarité paysanne n’est pas un vain mot, c’est un principe de vie.
Poincaré disait qu’entre deux chiffres, il y avait toujours une lettre et qu’elle lui donnait une âme.
Cet adage vaut pour nous, la croissance et le développement de notre agriculture ne se fera pas uniquement sur l’économique mais aussi sur nos valeurs.
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