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Jean Thurel, président de l’Upra, lors de la visite du Gaec Vauchet |
Le 26 juin dernier, Jean Thurel présidait la dernière assemblée générale de l’Upra Simmental, appelée à devenir organisme de sélection (OS) pour répondre à la nouvelle organisation du dispositif génétique français.
Jean Thurel, président de l’Upra Simmental, ne cachait pas sa satisfaction devant le bilan de l’année écoulée, en termes de promotion de la race : « Notre concours spécial comme toutes nos manifestations d’élevage a été couronné de succès. Le message a été entendu : la race mixte marque des points auprès de l’intelligentsia spécialiste de l’élevage bovin français et européen. L’Europe manque de viande et quand on sait que le troupeau laitier fournit la grande part du marché, l’intérêt de la musculature sur la vache laitière n’est plus à démontrer. »
Succès du concours spécial
Le concours spécial à Cournons a en effet réuni 164 animaux, venus de 54 élevages de 15 départements. Le président a salué l’excellente prestation des juges, Patrick Husson et Claude Charles. « L’évènement a certainement contribué au succès du Sommet de l’élevage, qui a battu cette année tous les records d’affluence. » La vente aux enchères qui a conclu la journée du jeudi a confirmé l’engouement des éleveurs pour les génisses d’élite : les 12 animaux proposés ont été vendus à un prix moyen de 2 175 euros. Parmi ces génisses, quatre ont été acquises par de nouveaux éleveurs. Quelques mois plus tard, le record de prix établi à cette occasion tombait à Eurogénétique, avec une fille d’Impératrice enlevée à 3 400 euros.
Sur le plan des résultats, présentés par le directeur Hervé Vignon, la simmental enregistre une légère baisse du nombre d’IAP, baisse toutefois modérée, compte-tenu du recul général des effectifs de vaches laitières dans toutes les races. Le bilan génétique, c'est-à-dire la moyenne des index des taureaux utilisés chaque année, permet de projeter l’impact de ces IA sur les générations futures.
Il ressort de ce bilan une hausse du potentiel laitier, parallèle à une augmentation du développement squelettique, sous l’influence de taureaux comme Fugitif ou Lys, tandis que la musculature et les aplombs sont en recul. « Il conviendra donc de bien gérer les accouplements des vaches nées de ces générations afin de ne pas dégrader les aptitudes de mixité et de rusticité de la Simmental. » Les meilleures vaches affichent aujourd’hui des niveaux de production autour des 12 000 kg en 305 jours, telle Robe (Zahn) et Turquoise (Pendjab), du Gaec de l’Amitié en Vendée, avec respectivement 11 896 et 12 212 kg de lait.
Côté structures de la race, l’heure est à la réorganisation. « L’année 2007 est placée sous le signe de la réflexion et de la réorganisation de l’élevage français suite à l’application de la nouvelle loi sur l’élevage, précise Jean Thurel. Un organisme de sélection sera créé avant la fin de l’année, qui remplacera l’Upra. » L’Unité de sélection a d’ores et déjà été remplacée par « France Simmental », entreprise de sélection constituée le 18 décembre 2006.
« L’Unité Simmental, qui était juridiquement une section de l’U.N.E.C.O., a été amenée à cesser son activité au 31/12/2006, précise Georges Herr. Dans le souci de conduire un programme de sélectyion français sur l’ensemble du territoire, les responsables de la race ont décidé de créer le 18 décembre 2006 à Fontaines une nouvelle entreprise de sélection. » Il s’agit d’une union de coopératives, présidée par M. Jean Bernhard.
Tournant pour le Groupement de producteurs
Côté groupement de producteurs, le marché de génisses et vaches simmental est porté par la pénurie actuelle de lait. Face à la concurrence de la race montbéliarde, bien implantée commercialement dans l’Ouest, la race Simmental manque de réactivité pour répondre aux besoins. Aussi se pose la question de coopérer avec l’Allemagne et l’Autriche, où la population simmental est importante, pour fournir ce marché. Le Space de Rennes, du 11 au 14 septembre prochain, sera pour les dirigeants l’occasion de rencontrer les représentants allemands et autrichiens, et de discuter d’éventuels partenariats commerciaux.
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