Soulignant que la communication de la Commission européenne en vue du bilan de santé de la Pac sera présentée avant la fin de sa présidence semestrielle de l’UE, le Portugal estime que l’occasion sera ainsi fournie de faire le point sur la mise en œuvre de cette politique réformée en 2003, mais aussi d’« envisager son avenir après 2013 ».
Nous ferons face à de profondes divergences », prévoit la présidence, qui espère « un débat large et constructif en vue d’établir des orientations appropriées et positives pour le futur du secteur ».
Dans un document soumis le 9 juillet au Comité spécial agricole de l’UE (CSA), la présidence portugaise compte par ailleurs « travailler dur » pour parvenir à un consensus sur la réforme de l’organisation commune du marché du vin, conclure les négociations sur les
« ajustements » proposés par la Commission dans les secteurs du sucre et du lait et lancer les discussions sur la révision du régime de soutien de la production de coton.
Elle espère aussi faire approuver d’ici la fin de l’année par les Vingt-sept, dans le cadre de la simplification de la Pac, les mesures concernant la conditionnalité des aides directes ainsi que la révision de la réglementation sur la promotion des produits agricoles et l’intégration dans l’OCM unique des adaptations qui auront été décidées pour le sucre et le lait.
Egalement à l’ordre du jour de la présidence portugaise : la politique forestière et, dans ce secteur, la contribution de l’UE aux délibérations des institutions internationales comme la Conférence sur la protection des forêts en Europe qui tiendra sa cinquième réunion ministérielle du 5 au 7 novembre à Varsovie.
Conseil agricole
Les ministres de l’Agriculture de l’UE se sont retrouvés le 16 juillet à Bruxelles sous la présidence de leur homologue portugais, Jaime Silva, pour, notamment, s’attaquer à la réforme du secteur viti-vinicole, poursuivre la discussion sur la relance du plan de restructuration du secteur du sucre et envisager la réduction du taux du gel des terres obligatoire. La présidence portugaise de l’UE a présenté son programme de travail pour le second semestre de 2007. Les ministres ont officiellement connaissance de la proposition de la Commission européenne pour la réforme de l’organisation commune du marché vitivinicole et ont eu un échange de vues sur ce dossier.
Les ministres ont abordé également les points divers suivants état d’avancement des négociations de l’OMC, grippe aviaire (point de la situation) et gel des terres obligatoire. La Suède souhaite que la Commission propose de fixer le taux de celui-ci « à 0 % pour la campagne 2008/09 », ce qui permettait notamment aux agriculteurs de « répondre à la demande globale de l’industrie alimentaire ainsi que du marché en croissance des bioénergies ». Elle précise toutefois que sa demande « ne devrait pas préjuger les discussions qui doivent avoir lieu lors du bilan de santé de la Pac dont l’une des mesures pourrait être l’abolition du gel des terres obligatoire ». Constatant que « les prix de certaines matières premières agricoles s’emballent », le ministre français de l’agriculture, Michel Barnier, a lui aussi annoncé qu’il allait, demander, « à titre dérogatoire pour la campagne, la réduction du taux de gel » qui est actuellement de 10 %, l’objectif étant, selon ses services, de parvenir à un taux le plus proche possible de zéro.
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