Lorsque les fongicides à base de carbendazime et d’imides seront totalement interdits (2007 était la dernière campagne d’utilisation de la carbendazime et la procymidone sera encore utilisable pour la campagne 2008), les agriculteurs n’auront plus que les triazoles (tébuconazole et prothioconazole), les strobilurines et le boscalid (Pictor) pour gérer le sclerotinia.
Un traitement à ne pas négliger si les conditions d’apparition de la maladie sont réunies : climat à la floraison et risques agronomiques comme le retour fréquent de cultures sensibles dans la rotation et les attaques antérieures. Émeric Courbet de la Fredon signale que des essais sont réalisés depuis sept ans avec la SRPV concernant un produit à base de spores de champignon, le Contans WG®. Une
spécialité qui peut se mélanger avec le Treflan au semis et détruit les sclérotes de sclerotinia présentes dans le sol. Cette technique permet de limiter ensuite les traitements chimiques aux seules parcelles très exposées (sols humides, fond de vallée) les années à risque climatique fort ; elle contribue ainsi à limiter les risques d’apparition de résistance aux fongicides.
« L’inoculation du sol n’est pas définitive et il est nécessaire de revenir régulièrement voir tous les ans sur la parcelle à une dose de 1 kg par hectare, quelle que soit la rotation (dose homologuée : 2 kg) pour épuiser les stocks de sclérotes », conseille le technicien de la Fredon. Surtout en situation de labours qui a tendance à diluer le produit. Et pour un coût d’environ 30 euros par hectare.
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