Le Jura Agricole et Rural
De la collecte à la diffusion des données
Réseau d'élevage de Franche-Comté
Terre de chez nous
Publié le:  02 août 2007
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Le Réseau d’élevage pour le conseil et la prospective de Franche-Comté a récemment tenu son premier comité de pilotage de la nouvelle mandature des Chambres d’agriculture, à Rioz (Haute-Saône).

Quel réseau pour quelle valorisation ? C’est à cette question que nous avons essayé de répondre en succédant au Rica* — qui existe toujours — et en développant le Réseau d’élevage pour le conseil et la prospective de Franche-Comté. »

Gérard Vallet — qui vient de laisser la présidence à Charles Schelle — tire le bilan de ses années de mandature. « Avec d’autres partenaires comme l’institut de l’élevage, le CER, les organismes de formation, nous voulions avoir une vue plus large et plus précise des élevages, avec la volonté d’aller de l’avant. »

En publiant des données statistiques simples et claires, pour assurer une meilleure communication auprès des éleveurs, de l’administration et des OPA. On s’appuie aussi sur la publication de bulletins. « Que nous pensons être très bien conçus. » On se souviendra d’un dossier consacré aux éleveurs qui devaient faire face à la crise de la viande bovine. « Il y avait matière à dire. » On ajoutera encore celui consacré à l’autonomie protéique ou aux stratégies à engager en termes de matériels, « qui pèsent entre 50% et 60% sur les investissements ». On se satisfera aussi de la mise en place d’un dispositif de terrain qui fonctionne bien. « Il nous a permis d’engager la réflexion sur un certain nombre de thématiques. »

On pense à la Pac et à l’écoconditionnalité, au développement durable, aux infrastructures, à l’énergie, à la qualité de vie… « Bien des thèmes qui, pour certains, restent d’actualité. Et qui sont autant d’éléments dont il faudra prendre en compte à l’avenir. »

Problématiques variées

A ce niveau, le réseau joue à plein son rôle de veille et d’information. « Il doit diffuser des repères fiables pour éviter à chacun de faire de graves erreurs sur leurs exploitations. » L’idéal étant, malgré tout, l’amélioration de sa réactivité. « Afin de permettre aux éleveurs d’ajuster leurs stratégies. »

De fait, le réseau d’élevage entend observer, innover et transférer. Question observation, on s’appuie sur des exploitations représentatives de la réalité régionale. On trouvera des fermes situées en plaine et encore sur les plateaux ou en montagne. Les problématiques seront variées : développement durable avec l’agriculture biologique ou bénéficiant de mesures agro-environnementales, produisant du lait de foin en plaine ou s’engageant dans la diversification…

L’innovation se décline sous diverses formes et se traduit par des études thématiques. On pense à la qualité de vie des éleveurs laitiers, en se demandant s’il est possible d’avoir avec le revenu, de bonnes conditions de travail, on réalise un diagnostic sur le matériel et un autre qui est technico-économique, la diversification des activités se traite en partenariat avec les chambres d’agriculture et les CFPPA, on s’engage aussi dans une étude prospective de la filière lait en Franche-Comté.

Bien entendu, tout ce travail ne doit surtout pas rester confidentiel. La troisième fonction du réseau d’élevage est de transférer toutes ces données. « Autant de repères, de références que nos partenaires et les agriculteurs peuvent s’approprier », assure Matthieu Cassez, représentant le Doubs au sein de l’équipe régionale. On appuie les conseillers, on informe les différentes OPA sur des thématiques précises, on intervient dans les établissements scolaires, on organise des journées de formation. « Ce qui nous donne l’équivalent de 547 journées-stagiaires ; on touche quand même du monde. »

« Aujourd’hui, je passe le flambeau et je m’en vais sur la pointe des pieds », annonce Gérard Vallet, pour bénéficier d’une retraite amplement méritée. « Charles Schelle saura très bien prendre le relais. » D’autant mieux, que son prédécesseur lui a tracé une feuille de route : « Naturellement, il faudra permettre aux éleveurs de continuer à vivre décemment et à commercialiser au mieux leurs produits et qu’ils soient payés à leur juste prix. » En donnant — là encore, le réseau d’élevage trouve toute sa raison d’être — des solutions qui permettent aux éleveurs de s’appuyer sur quelque chose qui tienne la route. « Le réseau est peut-être méconnu mais il est indispensable », confirme Charles Schelle. « En tout cas, moi, je ne suis pas là pour faire la révolution ; je suis simplement partisan de l’évolution. Car nous adapter en permanence doit être notre façon de travailler. »

* Rica : Réseaud’information comptable agricole


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