En visite dans les bassins versants bretons au cœur d’un contentieux entre la France et l’Europe pour non-respect de la directive nitrate, le ministre de l’Agriculture a expliqué, vendredi 20 juillet, que le plan d’actions proposé par la France s’appliquera.
Cependant, a-t-il précisé, « nous allons chercher toutes les marges, toutes les flexibilités, toutes les adaptations (…) pour rendre ce plan techniquement et humainement le plus acceptable possible ».
Michel Barnier veut rester ferme dans le conflit des nitrates de Bretagne.
Le plan d’actions échafaudé en février dernier par le gouvernement français – charge azotée réduite à 140 kilos par hectare et par an toutes origines confondues contre 210 actuellement (170 en organique, 40 en minéral) –, cible neuf bassins versants bretons où la teneur en nitrates du réseau d’eau dépasse les 50 milligrammes par litre.
Son but : montrer à la Commission européenne que la France veut respecter la directive nitrate dans les bassins incriminés, et lui éviter sa condamnation devant la Cour de justice européenne – amende de 28 millions d’euros et de 118 000 euros par jour de retard.
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