Le Jura Agricole et Rural
Un tracteur jurassien
Jura agricole et rural
Publié le:  10 août 2007
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La Kiva a marqué l’histoire de l’agriculture dans le Jura et le Doubs, dans les années 50 à 70, où elle était particulièrement adaptée à la fauchaison des terrains exigus ou en dévers.

Les premiers modèles de Kiva

sont sortis en 1934 des ateliers Daloz, à Lons-le-Saunier. La

machine était dérivée des faucheuses

américaines, tirées par un ou deux

chevaux, dont les roues en fer entraînaient la lame par l’intermédiaire

d’un couple conique. Des modèles de faucheuses étaient ensuite apparus, équipés d’un moteur auxiliaire Japy pour entraîner la lame et soulager le cheval qui n’avait plus qu’à tracter…

L’idée vint donc à M. Daloz de confier au moteur la totalité de la tâche. Ses premiers modèles possédaient un moteur Staub, une poutre maîtresse en bois et des roues en fer, à rayons.

Seule la droite était motrice et la roue gauche pouvait être entraînée par un crabot et tracter. Cette conception mécanique resta en vigueur jusqu’en 1974.

Une fabrication à plus grande

échelle reprit après guerre, avec un moteur tout en métal, à roues pneumatiques, moteur monocylindrique Chaise 6 CV à refroidissement par air, réservoir rond « pot boîte » et volant à cinq branches. Suivit un modèle à moteur Chaise 8 CV, à volant trois branches.

Ces moteurs lents (maximum 1 750 tr/mn) étaient très appréciés pour leur facilité de mise en route. À la manivelle exclusivement… Ils étaient robustes et donnés pour 3 000 heures entre ré-alésages. Graissés par barbotage, par l’intermédiaire d’une cuiller de pied de bielle, ils étaient vulnérables en cas de travail en dévers. On risquait alors de couler la bielle sauf si le plein d’huile était fait à ras bord…

La maison Chaise fut rachetée et des groupes Bernard de 8 ou 10 CV

furent installés entre 1959 et 1974.

Toutes les Kiva avaient des boîtes à trois vitesses non synchronisées, les deux premières réservées exclusivement pour la fauche, la troisième pour la route où l’engin atteignait les 11 km/h.

Source « La vie de l’auto » Juin 1992


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