La campagne colza 2006/2007 qui s’achève avec un rendement moyen de l’ordre de 30 quintaux par hectare, ne concrétise pas le potentiel observé début floraison. Un suivi de parcelles sur Poitou-Charentes, Centre, Bourgogne, Lorraine, indique que la fin de cycle de la culture a été déterminante. Le déficit marqué de rayonnement associé à une forte pluviométrie, n’a pas permis une compensation par le poids de 1 000 grains, et les pertes par égrenage avant récolte ont été importantes (de 2 à plus de6 q/ha).
Outre l’égrenage, la grêle, et les problèmes parasitaires observés en culture expliquent des résultats parfois très décevants, aggravés dans les sols du Centre-Est par les asphyxies racinaires qui ont suivi les excès de pluviométrie de la fin de l’hiver.
Deux maladies ont été largement observées : l’oïdium (assez généralisé) et le sclérotinia. Pour ce dernier, dans un certain nombre de cas, les prescriptions ont pu apparaître discordantes entre les différents réseaux. Tirant les conclusions de cette situation, le Cetiom entend dès la prochaine campagne mobiliser les moyens nécessaires pour améliorer les avertissements et les prescriptions contre le sclérotinia du colza, de façon concertée avec les services de la Protection des végétaux, les Chambres d’agriculture et les organismes stockeurs.
Ponctuellement, des attaques de maladies sur siliques (alternaria, mycosphaerella) sont observées sur l’Ouest et un peu de phoma dans le Sud-Ouest sur variétés sensibles. Les essais fongicides, montrent qu’en général, une protection type sclérotinia, permettait un gain de rendement appréciable de 2 à 5 q/ha, avec un arrière-effet sur les maladies des siliques.
Les ravageurs
Côté ravageurs, c’est avant tout une mauvaise maîtrise du charançon de la tige qui explique localement de très mauvais résultats. Les conditions particulières de fin de cycle ont entraîné une discrimination très forte entre les variétés et ont joué très positivement en faveur des variétés hybrides testées dans le réseau de post-inscription. Sur l’ensemble des grandes régions de production, l’écart entre les lignées « témoin » du marché et les meilleurs hybrides est de plus de 30 % en moyenne avec sur certains sites, des écarts supérieurs à 45 %. On retrouve en tête systématiquement les hybrides restaurés testés, et seules une ou deux lignées tirent un peu leur épingle du jeu. Attention, la tolérance au phoma doit cependant rester un critère majeur dans le choix de la variété.
Pour la campagne qui démarre, la demande croissante du non alimentaire, est le gage d’un prix soutenu pour la prochaine campagne. Un assolement équilibré entre céréales et têtes de rotation permet d’alimenter les marchés et de sécuriser le niveau de revenu de l’exploitation. Raisonner son assolement 2007/2008 pour viser un revenu maximum basé uniquement sur les résultats de l’année en cours est sans doute plus risqué.
D’autres informations sur les résultats variétaux et sur les conditions d’implantation par région sont disponibles sur le site www.cetiom.fr
Contact : F. Lagarde - Cetiom 01 30 79 95 50 n
- «Je veux un tracteur, comme papa !»
- Un combiné bois de chauffage à l'essai
- La Safer et le droit de préemption
- Unanimité pour l'abattoir de Champa...
- La paille a-t-elle un prix ?
- Bien concevoir sa bergerie
- Chemin rural ou chemin d'exploitation
- Plantations : Les distances à respe...
- Moderniser les réseaux d'irrigation
- Un dimanche à la ferme
Face à l'augmentation du prix du pétrole, les agriculteurs ont-ils raison d'engager des mouvements syndicaux ?




