Le Jura Agricole et Rural
Jean-Louis Borloo promet une loi
OGM - Coexistence
Apasec
Publié le:  30 août 2007
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Pour arrêter ce que Jean-Michel Lemétayer appelle le « feuilleton de l’été » des destructions d’OGM, le président de la FNSEA appelle à un « débat politique » Le leader de la FNSEA semble avoir été entendu puisque le 23 août, le ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo, annonçait sur les ondes de RTL que « le Grenelle de l’environnement allait permettre notamment de préparer une loi réglementant les OGM ».

En cette rentrée agricole 2007, « les sujets ne manquent pas », témoignait Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA à l’issue de son rendez-vous avec le président Nicolas Sarkozy, le 21 août. Cette rencontre a été avancée d’une semaine en raison de l’actualité liée au passage du cyclone Dean en Martinique et en Guadeloupe. Au sujet du Grenelle de l’environnement dont la préparation a commencé avant l’été, le leader de la FNSEA a précisé « qu’il n’y aurait pas d’annonce dans les jours qui viennent ». Le président Sarkozy veut « attendre le débat notamment sur la question des OGM ». Il est en effet prévu qu’une table ronde dans la deuxième quinzaine d’octobre réunisse les ONG, les syndicats, les collectivités locales et l’État afin d’aboutir à une vingtaine de propositions en faveur de l’environnement. Pour arrêter, ce que Jean-Michel Lemétayer appelle le « feuilleton de l’été » des destructions d’OGM, le président de la FNSEA appelle à un « débat politique », a-t-il indiqué, le 21août.

Sortir de « l’hypocrisie »

Le 23 août, le ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, annonçait que le Grenelle de l’environnement allait permettre notamment de préparer une loi réglementant les OGM. « Oui, on va faire une loi », a-t-il indiqué sur RTL dénonçant une « situation complètement hypocrite en France : on n’a pas osé faire de loi pour transcrire la directive européenne. On a fait un décret ». En effet, la France a transposé en mars par décrets une directive européenne relative aux cultures d’OGM, avec plusieurs années de retard, après avoir renoncé à le faire par une loi. Un projet de loi avait été adopté par le Sénat en mars 2006, mais n’avait pas été examiné à l’Assemblée, faute de temps et d’une volonté politique du Gouvernement de le faire adopter rapidement.


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