Le ministre de l’Agriculture et de la pêche, Michel Barnier, a annoncé des mesures en faveur de la filière veaux de boucherie et des bâtiments d’élevage.
Le ministre de l’Agriculture a profité de son déplacement en Dordogne, dans une zone de production traditionnelle de veaux de boucherie pour présenter une série de mesures en faveur de la filière. Il répondait ainsi à la demande de l’interprofession qui réclamait des aides conséquentes pour les éleveurs et les entreprises du secteur confrontés à une conjoncture difficile du fait de l’augmentation de 50 % du prix de la poudre de lait et du déséquilibre entre l’offre et la demande. Michel Barnier a annoncé que 7,8 millions d’euros seraient mobilisés dans les prochaines semaines.
Cette somme permettra de réabonder le fonds d’allégement des charges à hauteur de 1,5 million d’euros pour procéder à une prise en charge des intérêts des éleveurs confrontés à de graves difficultés financières. De plus, 2,1 millions d’euros visent l’adaptation du nombre de place dans les ateliers, sachant que cette attribution est tributaire d’un cofinancement de la filière. L’aide a été fixée à 120 E la place pour financer des arrêts de production de façon à ajuster les capacités d’élevage qui s’avèrent excédentaires par rapport à la demande. Des aides aux entreprises d’intégration sont également prévues : 4 millions d’E de soutien d’urgence seront ainsi attribués pour compenser les pertes de marge brute, dans la mesure d’un plafond de 200 000 E par entreprise. S’ajoute un plan de sauvetage de l’entreprise en cas de difficulté majeure, avec des avances de trésorerie dont le montant reste à définir, l’aide étant calculée au cas par cas. L’État prévoit également des financements, via l’Office de l’élevage, destinés à la recherche, au développement et à la promotion. Les professionnels de la filière ont jugé « insuffisant » ce plan et ont rappelé, qu’avec 1,6 million de veaux de boucherie produits, la France se situe au premier rang tant pour sa production que pour sa consommation.
Bâtiments d’élevage
Le plan de modernisation des bâtiments d’élevage, lancé en 2005 est victime de son succès. Il a attribué à 11 000 bénéficiaires 200 millions d’euros (sur les 300 millions initialement prévus). Le Ministère avait suspendu le dispositif faute de pouvoir répondre à toutes les demandes. Michel Barnier a annoncé la reprise du plan qui s’accompagne désormais de mesures de régulation. Mais si le taux maximal d’aides globales (État, UE, collectivités) est maintenu à 40%, la part de l’État est ramenée de 20 à 15 % et le plafond d’aide de 80 000 à 70 000 euros par exploitation. En contrepartie de cet effort consenti par les éleveurs, le Gouvernement a promis une rallonge de 23 millions d’euros (assortie d’un cofinancement des fonds européens Feader). Soit en tout 46 millions.
- La paille a-t-elle un prix ?
- «Je veux un tracteur, comme papa !»
- Un dimanche à la ferme
- La Safer et le droit de préemption
- L'emploi des jeunes pendant les vac...
- Plantations : Les distances à respe...
- Biocarburants : la profession s'int...
- Un taux de réussite de 80,8%
- Chemin rural ou chemin d'exploitation
- Quand la passion nous aide à surmon...
Face à l'augmentation du prix du pétrole, les agriculteurs ont-ils raison d'engager des mouvements syndicaux ?




