Le Jura Agricole et Rural
La Chambre d’agriculture s’ancre dans les territoires
Animation et développement agricole
Jura agricole et rural
Publié le:  30 août 2007
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Sylvie Brevet et Thierry Pelletier

Les élections professionnelles de janvier dernier ont conduit à l’affirmation d’un certain nombre d’orientations à mettre en œuvre dans le département. Animation, groupes et projets de territoire y tiennent une large place.

Dominique Chalumeaux, président de la Chambre d’agriculture, l’affirme haut et fort : « Il nous faut placer l’agriculture et les agriculteurs favorablement au sein de projets structurants ou de développement de territoire ». Devenir le partenaire privilégié des collectivités locales pour affirmer la place de l’activité agricole, valoriser l’attractivité de nos petites régions, développer de nouvelles filières, animer la concertation avec les autres acteurs des territoires, tel est le défi que veut relever l’agriculture du Jura.

Les moyens nécessaires

Certes, un tel engagement porte l’espoir d’obtenir les moyens financiers pour mettre en œuvre des projets, mais l’animation qui contribue à générer des projets et en mettre en œuvre les actions est tout aussi importante. C’est pourquoi la Chambre d’agriculture n’a pas hésité à mobiliser les moyens humains pour donner cette impulsion.

Un pôle animation

La création en son sein d’un pôle animation qui regroupe les cinq animateurs de secteur et les deux animateurs de la FDCuma en est la preuve. Récemment recruté, Thierry Pelletier s’en voit confier la responsabilité. A ce titre, il prend en charge l’animation des groupes du Sud Jura (GVA des Lacs et GVA de la Petite Montagne) et de la Fédération départementale des groupes d’étude et de développement agricole. Et, confirmation de la vocation territoriale de ce pôle, il a aussi pour mission de coordonner le développement des partenariats entre l’agriculture et les collectivités locales que la Chambre d’agriculture entend bien promouvoir.

Une animation sur le Haut-Jura

Le Haut-Jura illustre parfaitement la volonté de la Chambre d’agriculture. Cette région a fait l’objet de nombreuses démarches principalement tournées vers l’agroenvironnement. Mais ces démarches ne considèrent pas toutes l’aspect économique de l’agriculture haut-jurassienne. Il semble donc important de travailler sur le maintien de l’agriculture, non comme une activité isolée, mais en lien avec le territoire et les autres secteurs d’activité économique. La Chambre d’agriculture, dans le Haut-Jura comme ailleurs, souhaite donc s’engager dans des démarches d’élaboration de projets agricoles territoriaux en lien avec les collectivités locales et avec le Parc naturel régional qui, dans ce Haut-Jura, y tient une place importante. Elle s’est considérablement impliquée dans l’élaboration d’un projet local d’agriculture durable et entend bien contribuer à la mise en œuvre du plan d’actions construit. Pour ce faire, il a été décidé de déployer des moyens d’animation sur le secteur. Sylvie Brevet a pour mission de regrouper les agriculteurs du secteur sur des problématiques concrètes allant des techniques agricoles à la conduite de projets agricoles territoriaux en passant par la gestion économique des exploitations. Le but est de retisser du lien entre des agriculteurs de moins en moins nombreux et qui ont tendance à s’isoler plus encore et de contribuer à les rapprocher des collectivités afin que chacun s’implique comme il en a la responsabilité. Partir du concret pour construire du projet tel est l’objectif de la mission !

Un signe fort

La mise en œuvre de tels moyens est un signe fort de l’engagement de la Chambre d’agriculture auprès des agriculteurs de tous les territoires de notre département. En impulsant cette dynamique et, sans doute inspirée par l’influence qu’exercent les groupes dans certains secteurs du département, la nouvelle équipe de la Chambre d’agriculture fait le pari que les agriculteurs sauront se regrouper pour s’allier aux partenaires locaux, construire l’agriculture de demain et structurer nos territoires ruraux et péri-urbains.

Thierry Pelletier a choisi le Jura pour poursuivre une carrière professionnelle commencée à l’INRA de Thiverval-Grignon (78) où il a collaboré à des travaux de recherche en économie sur les systèmes céréaliers du Bassin Parisien. En 1991, il migre vers les Hautes-Alpes où il animera un CETA dans le Champsaur, une vallée perchée à plus de 1 000 mètres d’altitude où l’élevage bovin et ovin valorise des espaces difficiles. Animateur d’un projet de développement concerté du territoire Champsaur-Valgaudemar de 2002 à 2004, son intérêt pour l’aménagement du territoire et le développement local le poussera à retourner à l’université en 2005 pour y obtenir une licence en aménagement du territoire et urbanisme spécialité traitement de l’information géographique et développement durable.

La responsabilité qui lui est confiée par la Chambre d’agriculture satisfait son souhait d’associer les problématiques agricoles à celles des territoires. Thierry est particulièrement heureux d’intervenir pour une agriculture qui, en développant tant de productions de qualité, a su valoriser la richesse des terroirs ainsi que la passion et la compétence des hommes.

Sylvie Brevet est une figure connue du développement agricole du département. Depuis 1995, date à laquelle elle arrive sur le département, elle se consacre à l’animation du secteur nord du second plateau puis du premier et se fait notamment reconnaître comme la cheville ouvrière du GVA de Nozeroy-Les Planches et du GVA de Champagnole-Salins.

Quitter un secteur où on a beaucoup appris aux côtés de responsables professionnels agricoles dynamiques n’est pas chose facile, mais, quand la Chambre d’agriculture lui propose une mission qui consiste à relancer une animation agricole dans le Haut-Jura et à regrouper les agriculteurs du secteur autour d’actions collectives, Sylvie n’hésite pas longtemps à relever ce nouveau challenge. Car, s’il reste quelques souvenirs d’organisation collective agricole, tout est à réinventer dans ce secteur aux conditions rudes mais où le maintien d’un tissu agricole devient la première des priorités. D’un caractère ouvert et curieux, Sylvie est capable de développer de nouveaux partenariats et de se confronter à des problématiques diverses mais c’est surtout pour sa capacité à mobiliser les agriculteurs autour d’actions concrètes qu’elle est attendue.


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