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Les hélicoptères ont survolé les 73 hectares de maïs de la Bresse du Jura situés sur la zone focus. |
Le traitement contre la chrysomèle du maïs a débuté ce lundi 27 août, dans la zone focus située autour de Savigny-en Revermont. A la demande des FDSEA, des JA et des Chambres d’agriculture du Jura et de Saône-et-Loire, le traitement est bien limité à la zone focus stricte et la durée entre le traitement et la récolte ramenée à 15 jours. Les réunions d’information et la concertation sur le terrain se sont multipliées.Depuis la réunion organisée en sous-préfecture de Louhans, le 14 août dernier, les organisations professionnelles, avec les administrations concernées, se sont fortement mobilisées. Elles ont participé à la mise en place du dispositif réglementaire de lutte contre la chrysomèle du maïs. Elles ont aussi cherché des solutions à tous les problèmes auxquels sont confrontés les producteurs de maïs de la zone touchée.
Éradiquer l’insecte
C’est d’abord par une réunion des producteurs jurassiens, tenue à la Maison des agriculteurs à Lons-le-Saunier. « L’ensemble des précautions seront prises pour intervenir dans les meilleures conditions possibles et dans le respect de la réglementation phytosanitaire. Nous travaillerons l’anémomètre à la main » assurait mercredi 22 août, au matin, les représentants de la SRPV, de la DRAF et de la DDAF du Jura, venus présenter le dispositif aux agriculteurs et aux élus. Cette réunion, qui s’est tenue à la Chambre d’agriculture, à l’invitation du président Dominique Chalumeaux et du secrétaire général de la préfecture, a permis de présenter aux producteurs les conditions de lutte contre la chrysomèle. Les agriculteurs et leurs représentants ont insisté sur les enjeux pour l’agriculture, « Il faut éradiquer l’insecte de notre région, ont-ils affirmé, et sans demi-mesures ». La capture d’un seul individu n’empêche pas d’imaginer le pire c’est-à-dire qu’un foyer de plusieurs chrysomèles se soit installé et que des larves d’ores et déjà présentes sur les parcelles puissent éclore au printemps prochain. Quelque cent pièges supplémentaires ont été installés sur l’ensemble de la zone. « Le cycle de la chrysomèle est d’une génération par an ce qui facilite la lutte » signale Claude Franchoux de la DRAF-SRPV. La rotation est donc une mesure toute à fait adaptée pour lutter contre la chrysomèle. « Pratiquer la rotation même dans la zone tampon, même si elle n’est pas obligatoire, est particulièrement recommandée » ajoute Alain Maraval, directeur régional de l’agriculture.
Une délégation au ministère
Dans le courant de l’après-midi de ce mercredi 22 août, une délégation Jura/Saône-et-Loire avec, pour les organisations agricoles du Jura : Frédéric Perrot et François Gaudron, a été reçue au Ministère de l’Agriculture, à Paris, pour négocier des aménagements à l’application de la lutte. Puis, divers contacts avec les administrations départementales et régionales ont aussi permis d’obtenir l’aménagement des arrêtés départementaux.
Des rencontres de terrain
Enfin trois réunions locales, ont été organisées les 23 et 24 août pour vérifier et compléter les plans parcellaires : zones de traitement et de non-traitement aériens et terrestres.
La question des nombreuses ruches présentes sur le secteur a été prise en compte dans ces réunions. Le danger serait moindre pour les abeilles qui ne butinent pas les maïs à cette époque de l’année. Pour l’heure, les traitements aériens sont terminés. Prochaine étape de la lutte contre la chrysomèle : la mise en place des assolements 2007/2008 avec l’abandon du système maïs sur maïs. Une contrainte qui ne sera pas toujours facile à mettre en place sur les parcelles humides de Bresse (semis d’automne parfois impossible) et pour les exploitations d’élevage qui s’appuient sur le système maïs-ensilage.
Un engagement fort et permanent
Toutes ces actions ne tiennent pas compte du travail quotidien. En effet, cela serait sans compter : les rencontres techniques quasi quotidiennes entre DDAF, Chambre d’agriculture et FDSEA, les réunions téléphoniques de concertation entre organisations professionnelles des deux départements, les nombreux échanges téléphoniques nécessaires pour s’assurer des cohérences, et tout le travail effectué par les autres organismes et responsables, en particulier Didier Jouvenceau, Philippe Theurf et la coopérative Interval.
73 hectares traités
Dans cette lutte organisée conjointement entre le Jura et la Saône-et-Loire, l’urgent, à très court terme, concernait la mise en place des traitements. Dès ce dernier lundi, l’hélicoptère de la société Hélico Taxil (Hautes-Alpes) a survolé les 73 hectares de maïs, répartis sur les six communes de la Bresse du Jura, situés sur la zone focus. Le pilote libère un insecticide de contact, un mélange de deltaméthrine et d’huile de colza permettant de fixer le produit sur les plantes. 20 centilitres de deltaméthrine dilués dans 2,8 litres d’huile : c’est le dosage à l’hectare. Les rotations de l’engin se sont succédé tout au long de la journée et le traitement devait se terminer dans la journée de mardi. En fonction des conditions climatiques, certaines parcelles ou parties de parcelles (proximité d’habitation, de vignes...) devraient être traitées par voie terrestre.
I. P. et M. R.
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