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Une culture dérobée de ray-grass italien pourra peut-être apporter un supplément de fourrage bienvenu à l’automne |
Quand la météorologie a compromis la constitution de stocks fourragers pour l’hiver prochain, les cultures dérobées peuvent apporter une solution intéressante.
Dans les situations où la reconstitution du stock fourrager est prioritaire, les cultures dérobées peuvent permettre de reconstituer des réserves, dès l’automne. Au Gnis (Groupement national interprofessionnel des semences et plants), on attire l’attention sur le potentiel des cultures dérobées : « Ces cultures d’appoint peuvent aider à limiter le manque de fourrage en permettant une production rapide de fourrage avant l’hiver et en permettant d’avoir de l’herbe tôt au printemps prochain », indique Benoît Laffineur, délégué régional. L’idée est de profiter des premières pluies de la fin de l’été pour obtenir rapidement de l’herbe à pâturer à l’automne. « Pour avoir suffisamment d’herbe à pâturer (2 à 3 tonnes de matière sèche/ha) dès octobre novembre, il est nécessaire de semer très tôt : avant la fin août ou le tout début septembre. Selon les conditions climatiques d’après semis, le pâturage pourra ensuite débuter 50 à 80 jours plus tard. »
Ray-grass d’Italie en 50 à 80 jours
Le ray-grass d’Italie est une graminée fourragère particulièrement indiquée : « avec la fétuque élevée et le brome, c’est celle qui pousse le plus tôt en sortie d’hiver », précise-t-on au Gnis. La prairie temporaire implantée en fin d’été pourra ainsi jouer le rôle de sécurité par rapport au stock de fourrage en fin d’hiver : « A condition que la portance des sols soit suffisante, on peut envisager une sortie des animaux dès le début mars. »
Quand au choix de la variété, il est fonction de la durée d’exploitation souhaitée pour la nouvelle prairie. Une variété alternative produira plus rapidement, mais devra être retournée. Une variété non alternative produira un peu moins vite, mais sera plus pérenne et pourra être conservée l’année suivante. Enfin, un ray-grass d’Italie hybride permettra de conserver la prairie encore plus longtemps (jusqu’à trois ans). Côté itinéraire technique, les doses de semis sont de 15 à 20 kg/ha pour les variétés diploïdes, et de 20 à 25 kg/ha pour les tétraploïdes. La couche superficielle doit être préparée assez finement avec un sol bien rappuyé en profondeur, de manière à permettre un semis régulier et une levée homogène. Un semis direct, avec le risque d’être trop profond, surtout si la surface n’est pas plane, limite les chances de réussite de l’implantation.
A.C.
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