Par ce rachat, les planteurs du Centre-Est entrent dans le groupe coopératif Cristal Union.
Lors de la réunion de préparation de la prochaine campagne betteravière, les planteurs de la commission mixte ont été informés par la direction de la sucrerie du rachat par le groupe Cristal Union de la totalité de la sucrerie d’Aiserey.
Le groupe coopératif Cristal Union a racheté la participation de 50% que Saint-Louis Sucre détenait à ses côtés dans la société Sucrerie de Bourgogne, qui exploite la sucrerie d’Aiserey.
Dans un communiqué, le syndicat betteravier du Centre-Est prend acte de cette opération qui amène les planteurs du Centre-Est à devenir planteurs de Cristal Union. Le conseil d’administration du syndicat veut engager les planteurs à devenir maintenant coopérateurs de Cristal Union. « Cela a été proposé aux autres planteurs livrant dans les différentes sucreries du groupe Cristal Union », précise le communiqué. « Les planteurs d’Aiserey se sont déjà fortement mobilisés depuis 2005 auprès des élus régionaux pour conforter leur usine au travers de la création de l’usine de bio-éthanol de Bazancourt dans la Marne et de l’attribution des quotas sucre additionnels. Nous pourrons ainsi continuer la politique menée avec succès lors de ces dernières années et qui a permis un développement harmonieux de la filière régionale au profit de l’agriculture, de l’industrie et de l’emploi en Bourgogne et Franche-Comté. »
90 jours d’arrachage
La commission mixte, lors de la réunion du 7 septembre dernier, a fixé la durée de la campagne à 90 jours permettant à la sucrerie d’Aiserey d’atteindre les performances économiques des meilleurs groupes sucriers français.
Les prélèvements réalisés à cette date permettent d’envisager un rendement betteravier régional supérieur à 80 tonnes à 16 de richesse, soit plus de 13 tonnes de sucre blanc à l’hectare.
Ces bonnes perspectives de rendement interviennent dans un contexte européen tendu (réduction de la production, limitation des débouchés hors quotas).
Les syndicats betteraviers et la CGB demandent à la commission d’utiliser toutes les possibilités d’exportation européennes sur le marché mondial afin de réduire les stocks.
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