Quand le blé destiné à l’alimentation humaine ou animale affiche 300 euros la tonne aujourd’hui sur les marchés, le blé éthanol, destiné à la production de bioéthanol, cote à 120-130 euros la tonne rendu usine.
Le différentiel de rentabilité est rapidement fait par le producteur, et certains pourraient souhaiter casser les contrats d’approvisionnement sur cinq ans passés avec les producteurs de biocarburant.
Orama indique qu’elle réfléchit actuellement à la manière de réduire l’écart entre les prix des blés éthanol et alimentaire, via la filière. Objectif : « revaloriser le prix payé au producteur pour ne pas décourager » la production de blé éthanol, et a fortiori celle de bioéthanol. Un nouveau débouché qualifié d’« acquis » par son président, Philippe Pinta, qui n’entend pas le voir remis en cause. Côté biodiesel, le problème ne se pose pas.
Un accord fixe le prix de la tonne d’oléagineux destinée au biodiesel au minimum à 95 % du prix de la référence alimentaire.
« Un agriculteur en contrat ACE a donc un prix qui diverge seulement de quelques euros près de celui de la tonne alimentaire », précise le président de la Fédération française des producteurs d'oléagineux et de protéagineux (FOP), Xavier Beulin.
Face à l'augmentation du prix du pétrole, les agriculteurs ont-ils raison d'engager des mouvements syndicaux ?




