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Jean-Philippe Bourdy a donné les dernières instructions aux membres de la commission qui ont ensuite arpenté le vignoble de l’AOC château-chalon |
Le bon état sanitaire et le regain de maturité ont permis à la commission d’agrément de proposer le ban des vendanges de l’AOC château-chalon pour le 19 septembre. Date confirmée par l’arrêté pris par le préfet du Jura.
Les premières gouttes d’un orage de fin d’été, l’attente des résultats des analyses que le laboratoire départemental avait réalisées le matin même… il règne une certaine impatience, voire de l’anxiété lundi après-midi, sous la roche de Château-Chalon, où se retrouvent traditionnellement les membres de la commission de contrôle des vignes et du rendement de l’AOC château-chalon.
Avant que l’orage n’éclate, Jean-Philippe Bourdy, le président du syndicat des producteurs, active la manœuvre. Quelques rappels sur la vocation de cette commission dont les membres sont choisis, sous l’autorité de l’INAO, parmi les viticulteurs de l’AOC, des négociants, des techniciens de la viticulture et de l’œnologie.
Cette commission de contrôle est divisée en plusieurs sous-commissions, présidées chacune par un viticulteur et où le secrétariat est confié à un représentant de l’INAO. Chaque sous-commission examine la totalité des parcelles susceptibles de produire des vins de l’AOC château-chalon dans un secteur défini. Elle examine l’état cultural des parcelles, apprécie le rendement, vérifie si le degré minimum requis (12°) est atteint.
À l’issue de ces visites, si toutes les conditions de sélection et de qualité sont requises, les responsables de sous-commissions proposent à l’INAO la date du ban des vendanges. La commission peut aussi proposer le déclassement total – comme ce fut le cas en 1974,1980, 1984 et 2001 – voire partiel (1993). Elle peut aussi sanctionner par des obligations de tri ou du déclassement.
Deux parcelles déclassées
Mardi matin, Jean-Philippe Bourdy était un peu plus serein. « Une parcelle a été déclassée en raison d’une charge trop importante et une seconde l’a été en partie. Ce qui, en surface, représente un petit hectare… Sinon, tout le reste était bon. Nous avons donné des recommandations de tri pour une ou deux parcelles… »
Mais c’est surtout l’état sanitaire de la vigne qui rassure le responsable professionnel : « L’état sanitaire est plus que correct. Et la courbe de maturité est remontée dans le courant de la semaine écoulée. Nous avons le degré requis et certaines parcelles arrivent même à 13°… »Dans ces conditions, les viticulteurs ont jugé qu’il n’était pas utile d’attendre plus pour vendanger. Le ban des vendanges a donc été fixé au mercredi 19 septembre. Date pour laquelle une amélioration de la météo était annoncée. Ce qui laissait présager de bonnes conditions pour vendanger.
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