Le Jura Agricole et Rural
Menace sur les ruminants
Fièvre catarrhale
Jura agricole et rural
Publié le:  20 septembre 2007
Page 10 

On l’attendait par le sud, mais elle est arrivée en France par le nord, avec un virus inconnu jusque-là en Europe : le type 8. Elle ne présente aucun danger pour les humains. Elle ne leur est pas contagieuse. Elle ne touche que les ruminants, d’élevage (moutons, bovins, chèvres) ou sauvages (cerf, chevreuils…) et sa déclaration est obligatoire. C’est la fièvre catarrhale ovine.

Elle est transmise exclusivement par les piqûres de très petits moucherons (2 mm), les culicoïdes, qui peuvent être transportés par le vent à grande distance (150 km). Autrement, il n’y a aucune contagion directe d’un animal à l’autre. Le nombre de ruminants malades peut être élevé, mais le nombre de ceux qui sont porteurs du virus sans extérioriser la maladie l’est plus encore.

Dans l’attente d’un vaccin (des recherches sont en cours pour en mettre au point), la prévention passe par des mesures contraignantes de limitation de la circulation des animaux dans les zones touchées. La protection des animaux contre les moucherons peut limiter le nombre de piqûres et le risque d’infection grave.

Les signes de la maladie

Ils apparaissent entre deux et huit jours après la piqûre d’insecte (jusqu’à vingt jours). Ils varient suivant l’espèce animale et suivant les individus.

Il est important de connaître les signes de la maladie pour la repérer assez tôt et soigner les animaux à temps. Cela diminue sa gravité et le risque de mortalité.


Chez les moutons

La proportion d’animaux malades va de 0 (forme inapparente, détectée uniquement par des analyses) à 100 % du troupeau. La mortalité est de 10 % quand les animaux sont soignés à 30 % dans le cas contraire. Les symptômes n’apparaissent pas tous sur un même individu mais le troupeau peut en offrir un bon échantillonnage. L’évolution se déroule sur deux semaines. Elle laisse fréquemment l’animal très affaibli et la convalescence sera longue.

Signes de la maladie : Du plus fréquent au moins fréquent :

- Fièvre

- Salivation

- Ulcères et croûtes (nez, bouche, langue)

- Enflure de la face

- Perte d’appétit

- Apathie, fatigue

- Congestion, rougeur des muqueuses

- Boiteries

- Congestion de la langue (langue bleue).


Chez les bovins

Le nombre d’animaux malades va d’aucun (forme inapparente, détectée uniquement par des analyses) à presque tout le troupeau. En 2006, la moyenne était de 7 %. La mortalité est possible.

Comme chez les moutons, les symptômes n’apparaissent pas tous sur un même individu, mais le troupeau peut en offrir un bon échantillonnage. L’évolution se déroule sur deux semaines. Elle laisse également l’animal très affaibli.

Signes de la maladie : du plus fréquent au moins fréquent

- Croûtes et ulcères nasaux

- Salivation

- Fièvre

- Conjonctivite

- Perte d’appétit

- Écoulements nasaux clairs

- Faiblesse, fatigue

- Rougeur et ulcères des trayons

- Boiteries.


Chez les caprins

Ils paraissent assez peu extérioriser la maladie pour le moment, même s’ils peuvent être porteurs du virus.

On a signalé comme symptômes : de la fièvre de courte durée, de la faiblesse, des avortements, la naissance de chevreaux mal formés, des pneumonies par surinfection bactérienne.


Attention ! D’autres maladies donnent des signes très proches de ceux de la Fièvre catarrhale. Par exemple : la fièvre aphteuse. Il faut faire appel au vétérinaire pour qu’il précise le diagnostic (c’est obligatoire) et fasse faire les analyses nécessaires.


Newsletter GRATUITE
Sondage

Face à l'augmentation du prix du pétrole, les agriculteurs ont-ils raison d'engager des mouvements syndicaux ?

  • Oui
  • Non
  • Ne sais pas

  • (C) Le Jura agricole et rural
    Partagez vos idées, écrivez-nous
    Webmaster