Le Jura Agricole et Rural
Céréales d'hiver : bien les implanter
Jura agricole et rural
Publié le:  27 septembre 2007
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Afin de limiter l’effet des risques climatiques en végétation sur les céréales d’hiver, il est nécessaire de prendre en compte les caractéristiques physiologiques des espèces et des variétés pour déterminer leur date optimale d’implantation. Quelques recommandations de dernière heure proposées par Arvalis – Institut du végétal pour les régions de Bourgogne et de Franche-Comté.

En règle générale, les semis précoces permettent les rendements les plus élevés. Mais attention toutefois, semer trop tôt peut avoir des conséquences lourdes : risque de gel d’épi sur les variétés précoces au stade épi 1 cm, risque de verse et de développement des maladies sur les variétés les plus sensibles, et enfin contamination des plantes par des virus transmis par les pucerons et les cicadelles. Si jamais la pluviométrie vient perturber les chantiers de semis, il faut aussi savoir s’arrêter, voire changer de variété au besoin, pour ne pas non plus semer trop tard. En effet, le risque est alors d’exposer la variété à l’échaudage de fin de cycle. De ce fait, choisir des variétés de précocités différentes permet d’étaler les risques climatiques mais aussi les périodes de travaux. Pour voir le tableau récapitulatif des périodes optimales de semis pour les principales variétés de blé tendre d’hiver, cliquer.

Du côté des escourgeons et orges d’hiver, on veillera à ne pas semer Esterel, Azurel, ou encore Abondance avant le 10 octobre, alors que Cervoise et Arturio pourront être implantés à partir du 5 octobre, et Vanessa à partir du 1er octobre. De manière optimale, les semis d’orges devront être fini avant le 20 octobre.

La densité de semis dépend du type de sol, de la date de semis et des conditions de semis, plus que de la variété. Ainsi, plus le semis est tardif et plus les conditions de sol sont médiocres, plus la densité de semis sera revue à la hausse.

À l’inverse, semer trop dense en semis précoce augmente le risque de verse et peu parfois conduire à un excès de tiges au printemps si le climat est favorable pendant l’automne et l’hiver.

Pour voir le tableau de densité de grains/m2 à implanter en blé tendre d’hiver en fonction des dates de semis et des conditions de sols, cliquer.

Pour les autres espèces que le blé, on retiendra les règles de décisions suivantes : en escourgeons, les densités de semis sont identiques à celle des blés. Par contre, pour les orges d’hiver à deux rangs les densités doivent être augmentées de 15%. À l’inverse, la densité de semis conseillée en triticale est inférieure de 15% à celle du blé. Une fois l’objectif de grains/m2 déterminé, il reste alors à convertir la dose à semer en kg/ha en tenant compte du poids de mille grains, variable entre les variétés. La dose en kg/ha est égale au poids de mille grains multiplié par le nombre de grains/m2 et divisée par la faculté germinative. Les mesures au laboratoire de faculté germinative donnent régulièrement des valeurs de l’ordre de 95%. Néanmoins, au champ, on retiendra par sécurité une valeur de l’ordre 90%, ou mieux la valeur exacte, si celle-ci est indiquée sur le sac de semences. Ainsi, par exemple, on sèmera 133 kg/ha, pour implanter 300 grains/m2 d’une variété ayant un PMG de 40g, ou encore 195 kg/ha pour implanter 350 grains/m2 d’une variété à PMG de 50g. Enfin, rappelons que pour commencer du bon pied le programme de désherbage à venir, il est indispensable de semer sur un sol indemne de mauvaises herbes.


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