Le Jura Agricole et Rural
Le développement au centre de la politique de formation
Jura agricole et rural
Publié le:  27 septembre 2007
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Le groupe Chambres d’agriculture considère la formation professionnelle comme une priorité. Une priorité soutenue par des compétences et une expertise acquises de longue date et sur le terrain, mises au service de l’accompagnement individuel et du soutien d’initiatives collectives pour le développement agricole.

Avoir une formation d’avance, telle pourrait être la devise du groupe Chambres d’agriculture (Association permanente des Chambres d’agriculture) qui utilise la formation comme un outil privilégié de développement des compétences individuelles et des ressources collectives. Au sein du réseau, la formation professionnelle est considérée comme une priorité, un levier essentiel pour l’avenir de la profession.

La formation professionnelle a ainsi un rôle structurant à la fois pour l’individu (son développement, ses capacités, son autonomie…) et pour les entreprises qui travaillent en lien avec les filières et les territoires (développement de nouvelles activités ou de filières, accompagnement d’initiatives locales, etc.).

Le code rural accorde deux types de missions aux chambres d’agriculture : une mission de représentation et une mission d’intervention, dans tous ses domaines de compétence, dont la formation.

Au titre de sa première mission, une Chambre d’agriculture participe aux différentes instances de décision relatives à la formation professionnelle. A chaque échelon, qu’il soit national, régional ou départemental, la chambre d’agriculture est représentée dans les comités Vivea et les comités de coordination régionaux de l’emploi et de la formation professionnelle (CCREF). A titre d’exemple le réseau des chambres d’agriculture est directement impliqué dans la rénovation de la capacité professionnelle, les actions de développement du tutorat en entreprise, l’évolution des emplois et des compétences en viticulture et dans différents programmes régionaux. En région Bourgogne, 326 formations ont été organisées en 2006 grâce au fonds Vivéa.

Une expertise particulière

Les chambres d’agriculture sont aussi appelées à intervenir directement en définissant et en pilotant des plans de formation, en initiant et en organisant des formations professionnelles ou en coordonnant des actions à l’initiative de réseaux partenaires. Ces activités s’inscrivent dans des démarches de qualité et de certification de la formation.

En complément des thèmes classiques d’accompagnement du développement agricole (management, installation, nouvelles productions, informatique, développement personnel, etc.), les chambres d’agriculture possèdent leurs propres domaines de compétences. Les formations du groupe Chambres d’agriculture bénéficient d’une expertise particulière, grâce à leur positionnement au cœur de réseaux partenaires et à une proximité du terrain entretenue par un fin maillage de groupes de développement et de groupes de projets très actifs sur l’ensemble du territoire.

Dans cette période de profonde mutation pour l’agriculture, Monique Bertrand, membre de la commission nationale formation de l’APCA et présidente de la commission régionale Bourgogne de formation, insiste sur l’importance et l’ambition de toutes les actions mises au service du développement individuel des agriculteurs. « Tout ce qui peut aider et renforcer les compétences, la capacité de décision et l’autonomie d’un professionnel est essentiel et répond à notre mission d’accompagnement et d’adaptation des hommes et des structures ». La politique de formation au plan régional met en avant une approche globale de l’entreprise, dans toute sa diversité et sa complexité (technique, économique, juridique, commerciale, humaine…). Elle met l’accent sur l’accès aux nouvelles technologies. C’est l’une des offres de formation les plus importantes par ses effets, car elle renforce les capacités de gestion des chefs d’exploitation et allège les tâches administratives et les enregistrements.

Le groupe Chambres d’agriculture se veut ainsi à l’écoute des nouveaux besoins émergents en termes d’accompagnement des individus et des groupes. Monique Bernard souligne l’importance de ce rôle pour toutes les personnes qui choisissent de rejoindre les rangs des exploitants agricoles ou qui souhaitent travailler dans ce milieu, sans en être issu. « Les métiers se professionnalisent, les techniques évoluent et les exploitants doivent pouvoir disposer d’une offre de main d’œuvre qualifiée et formée. Il s’agit donc aussi, par le biais de la formation continue, de communiquer sur l’agriculture -ses spécificités et ses atouts- et de montrer que c’est un vrai métier où chacun peut s’épanouir et évoluer tout au long de sa carrière professionnelle ».


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