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Jérôme Crozat |
Le plan de développement de la formation dans les territoires, programme triennal 2007-2010, fixe de nouveaux enjeux pour la formation. Explications de Jérôme Crozat, président du comité régional Rhône-Alpes Vivéa (Fonds pour la formation des entrepreneurs du vivant).
La formation est-t-elle une préoccupation en Rhône-Alpes ?
« Les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à utiliser la formation pour conduire leurs exploitations et leurs projets. Entre 2004 et 2005, le nombre de bénéficiaires a augmenté de 8,4 % en Rhône-Alpes, passant de cinq mille trois cent soixante-huit à cinq mille huit cent dix-neuf. La formation doit s’adapter pour répondre aux nouveaux besoins en compétences des agriculteurs et agricultrices. »
Quels sont les principaux domaines des formations réalisées ?
« On constate une augmentation des formations relatives à l’approche globale et la gestion d’entreprise essentiellement liée au développement des actions de formations pour accompagner la mise en œuvre de la Pac. La part des formations à la gestion des ressources humaines est plus importante en Rhône-Alpes qu’au niveau national. Nous sommes engagés dans une démarche d’élaboration d’un plan régional de développement de la formation. Dans chaque département, une démarche de diagnostic, basée sur des enquêtes, a été conduite, qui débouchera sur une publication du plan de développement de la formation dans le département. »
Un plan de développement de la formation, pourquoi et pour qui ?
« Ce plan de développement de la formation concerne l’ensemble des contributeurs : agriculteurs, horticulteurs, paysagistes, ainsi que tous les nouveaux métiers comme le monde du cheval, etc. Chaque agriculteur doit pouvoir se former, se perfectionner et s’approprier les nouveaux enjeux qui se présentent au niveau des territoires. Il nous appartient de développer une vision prospective pour s’adapter aux nouvelles évolutions afin de trouver, pour chacun d’entre nous, les réussites dans nos métiers, que ce soit la qualité de vie, le revenu, ainsi que la reconnaissance de la société. »
Quels sont ces nouveaux enjeux ?
« Le comité régional souhaite amplifier la formation sur la gestion économique, l’environnement, les énergies renouvelables (objectif : découvrir l’ensemble des énergies, avec des options par modules), les services de remplacement et l’emploi (mieux gérer les services, prévention des risques…), la transmission auprès des cédants… Vivéa va s’impliquer dans la réforme du parcours à l’installation. »
Qui finance aujourd’hui la formation ?
« Vivéa a été créé dans un souci de mieux optimiser l’argent pour la formation. Le montant des financements Vivéa qui lui est consacré sur la région est en augmentation de 5,9 % entre 2004 et 2005. Deux tiers des cotisations sont d’origine professionnelle et nous bénéficions d’un cofinancement de la région Rhône-Alpes, et du PDHR (Plan de développement rural pour l’hexagone - Union européenne). »
Quelles sont les autres pistes à améliorer ?
« Nous souhaitons vivement qu’il y ait dans toute formation un multipartenariat. Parmi les pistes à améliorer, nous souhaitons une meilleure coopération entre les organisations professionnelles agricoles dans les départements. Objectif : mutualiser les envies et les intérêts communs ; et se servir pour cela de tous les réseaux. »
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