Le Jura Agricole et Rural
Pour mieux comprendre vos obligations
Fièvre catarrhale ovine
Jura agricole et rural
Publié le:  04 octobre 2007
Page 5 

La progression de la fièvre catarrhale ovine impose certaines contraintes sanitaires. Bien les connaître permet de mieux maîtriser cette progression et de s’adapter à l’évolution des règles d’accès aux marchés…

Le développement de la fièvre catarrhale ovine a des conséquences économiques importantes sur de nombreuses exploitations. Des négociations avec le ministère de l’Agriculture sont en cours. La FNSEA, FNB, FNPL demandent le soutien financier de l’État pour l’indemnisation des mortalités, des pertes de production et la prise en charge du coût des tests sérologiques. À ce jour, l’interprofession bovine prend ces tests à sa charge. Mais, compte tenu de l’évolution de l’épidémie, l’enveloppe sera insuffisante.

L’épidémie poursuit sa progression. Depuis la fin de la semaine dernière, l’arrondissement de Dole est passé de zone de surveillance à zone de protection. Les arrondissements de Lons-le-Saunier et de Saint-Claude sont aujourd’hui, tous les deux, en zone de surveillance.

Par ailleurs, la progression géographique de l’épidémie et les mesures sanitaires mises en place amènent une certaine confusion dans les règles de transaction du marché des bovins et des ovins.

Pour vous aider à mieux répondre à vos obligations et poursuivre votre activité d’éleveur dans les meilleures conditions, « le Jura Agricole et Rural » vous propose, cette semaine, des éléments de réponse aux questions que tout éleveur peut se poser.

Quelques exemples…

• Mon élevage est situé en zone de surveillance et je souhaite faire abattre des animaux dans un abattoir situé soit en zone de surveillance, soit en zone indemne. Puis-je le faire ?

Si vos animaux ne présentent aucun signe clinique, vous pourrez les faire abattre, sans analyse particulière, dans un délai de 48 heures, après la sortie de la zone d’origine.

• Mon élevage est situé dans une zone de protection. Puis-je vendre un animal à une exploitation située en zone de surveillance ou en zone

indemne ?

Oui vous pouvez, mais vous devez procéder à une sérologie sur cet animal qui aura été désinsectisé depuis au moins 28 jours. Le départ de cet animal devra intervenir dans les sept jours qui suivent le prélèvement.

• Pour des veaux de moins de trente jours issus d’un élevage situé en zone de protection, devant se rendre en zone de surveillance ou indemne, quelles précautions dois-je prendre ?

Vous devez connaître la destination de vos veaux. En effet, en fonction de celle-ci, le traitement approprié est variable. Nous vous invitons à vous reporter à la carte du zonage FCO. Plus de précisions pourront vous être données par votre GDS.

• Pour les foires, les expositions et salons, quelles précautions sont à prendre ?

Hormis les animaux issus de périmètres interdits, pour lesquels il n’est pas possible de se rendre à ce type de manifestation, il vous faut impérativement connaître la situation du lieu de l’exposition afin d’appliquer la procédure sanitaire idoine.

• Je vends habituellement mes animaux à l’exportation. Puis-je continuer à le faire ?

Non. La règle générale veut que les animaux issus des périmètres interdits et des zones de protection et de surveillance, ne puissent être ni échangés ni exportés. Toutefois, des négociations bilatérales, entre la France et l’Italie menées avec le soutien de la FNSEA et de la FNB, ont permis d’obtenir un protocole d’accord. Il permet, sous certaines conditions, de reprendre les exportations qui auraient été bloquées durant deux ans.


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