Le Jura Agricole et Rural
Fièvre catarrhale et restructuration sucrière
Jura agricole et rural
Publié le:  04 octobre 2007
Page 5 

C’est par le constat que la crise sanitaire s’étend inexorablement, que le conseil de la FRSEA, présidé par Frédéric Perrot, s’est ouvert lundi dernier.

Pour limiter, autant que faire se peut, la progression de la fièvre catarrhale, des réunions d’information à destination des éleveurs de bovins, d’ovins et de caprins sont organisées dans chaque département. Systématiquement le message à faire passer c’est : désinsectisez ! Pour faciliter la compréhension des mesures sanitaires, notamment à quelles conditions les mouvements d’animaux peuvent être assurés, Frédéric Perrot a demandé que les dispositions en vigueur soient présentées aux éleveurs par catégorie d’animaux (pour un broutard, pour une génisse, pour un veau, …) et selon la zone réglementée.

La réforme de l’organisation du marché du sucre qui est engagée à l’échelle de l’Union européenne sera lourde de conséquences pour les planteurs de betteraves du Centre-Est et notamment ceux du Jura. La fermeture de la sucrerie d’Aiserey en Côte-d’Or est présentée comme inéluctable, et la production de betteraves sucrières condamnée à disparaître de notre région.

Frédéric Perrot a souligné que « contrairement à ce qui se passe dans d’autres filières, cette fois il n’y a aucun repreneur possible pour permettre aux exploitants de poursuivre leur activité. C’est une rupture dans l’équilibre des exploitations. Nous ne pouvons pas les laisser sans perspectives d’activités alternatives ». Yves Camuset a fait état des initiatives prises par le réseau syndical pour favoriser un plan de « ré-industrialisation » de la région touchée avec des projets dans les filières « légumes de plein champ », valorisation des huiles végétales en chimie fine, filière biomasse, …

Ce conseil a aussi été l’occasion d’un échange sur l’avenir des filières laitières régionales, avenir qu’il faudra maîtriser au mieux pour coller aux besoins du marché, que le système des quotas administrés soit maintenu ou non. Daniel Prieur a lancé l’idée d’en faire le thème d’une journée de réflexion cet hiver, entre les responsables des organisations agricoles à vocation générale et les responsables des filières laitières.


Newsletter GRATUITE
Sondage

Face à l'augmentation du prix du pétrole, les agriculteurs ont-ils raison d'engager des mouvements syndicaux ?

  • Oui
  • Non
  • Ne sais pas

  • (C) Le Jura agricole et rural
    Partagez vos idées, écrivez-nous
    Webmaster