Les broutards vont pouvoir sortir des zones réglementées. Michel Barnier a signé le 24 septembre un protocole sanitaire avec l’Italie sur les conditions d’échanges des animaux entre les deux pays.
Face à l’extension de la fièvre catarrhale ovine qui menaçait de bloquer les animaux en France, le ministre de l’Agriculture, Michel Barnier et le sous-secrétaire d’Etat à la Santé en charge des questions sanitaires et vétérinaires en Italie, Gianpaolo Patta, ont signé le 24 septembre un protocole sanitaire. Objectif : définir les conditions dans lesquelles les animaux peuvent circuler entre la France et l’Italie. Cet accord permet donc aux broutards d’être exportés sur l’Italie et aux ateliers d’engraissement italiens de poursuivre leur activité.
Au terme de cet accord, les autorités italiennes acceptent de recevoir des bovins d’engraissement de tout le territoire français, sans test préalable, à l’exclusion des périmètres interdits. Par rapport à la situation actuelle, les périmètres interdits sont élargis à une zone tampon de 50 km de profondeur à partir de laquelle les exportations sont donc interdites.
Parallèlement, les Italiens ont exigé que les centres de rassemblement dans lesquels sont constitués des lots d’animaux à expédier vers l’Italie ne puissent héberger des animaux issus des périmètres interdits ni de la zone tampon.
Ce protocole s’accompagne d’un plan de surveillance sur l’ensemble du territoire français par la mise en place de troupeaux sentinelles selon un dispositif de maillage. Un premier maillage constitué de carrés de 20 km de côté dans la zone tampon. Dans chaque « carré », une soixantaine de bovins répartis dans six élevages seront soumis à des tests sérologiques de recherche de la fièvre catarrhale ovine, tous les quinze jours. Un deuxième maillage constitué de 40 km de côté dans tout le reste du territoire. Dans ces carrés, 150 bovins répartis dans dix élevages seront soumis à des tests sérologiques tous les 30 jours.
Ce protocole d’accord devrait recevoir le feu vert du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, lors de leur réunion, les 2 et 3 octobre prochains.
En France, la direction générale de l’alimentation du ministère de l’Agriculture a confirmé que l’Etat prendra en charge l’ensemble des coûts liés aux analyses dans les cheptels sentinelles. En revanche, elle ne prévoit aucune indemnisation pour assurer le rassemblement et la contention d’animaux.
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