Le Jura Agricole et Rural
L'agriculture touchée par la rigueur
Budget national 2008
Jura agricole et rural
Publié le:  04 octobre 2007
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Le projet de budget pour l’agriculture pour 2008 s’inscrit en baisse de 1,5 %. La seule vraie priorité porte sur l’enseignement supérieur et la recherche dont l’enveloppe est revalorisée de 2 %.

Avec 4,97 milliards d’euros, le projet du budget du ministère de l’Agriculture et la pêche pour 2008 s’inscrit en baisse de 1,5 % par rapport à celui de l’an dernier. Comme l’ensemble des ministères, l’agriculture a intégré le non-remplacement d’un tiers des départs à la retraite. Au final, ce sont 375 emplois titulaires qui ne seront pas remplacés en 2008, après les 390 qui ne l’ont pas été en 2007. L’effort en faveur de l’installation des jeunes et de la modernisation des exploitations est maintenu avec une enveloppe en légère hausse de 0,6 %. Il en est de même pour l’ensemble des mesures agro-environnementales, à l’exception de la mesure rotationnelle qui est suspendue en 2008.

En revanche, les crédits destinés aux offices, à l’adaptation des filières et à la promotion sont sacrifiés avec un repli de 14,1 %. Mais Michel Barnier a assuré que l’enveloppe serait complétée, pour partie, par la vente de l’ancien siège de l’Office national interprofessionnel des grandes cultures, prévue au cours de l’année 2008. Finalement, la vraie priorité du budget 2008 porte sur l’enseignement supérieur et la recherche qui voient leurs crédits progresser de 2 %. « Une partie des questions soulevées par le Grenelle de l’environnement se trouve dans les efforts de recherche », a souligné le ministre de l’Agriculture.

Michel Barnier n’a pas manqué d’insister sur les efforts de l’Etat en faveur de l’agriculture durable, un dossier qui lui tient particulièrement à cœur. La prime herbagère agro-environnementale se voit dotée de 457 millions d’euros qui bénéficieront à 60 000 exploitants. Le plan de restauration de l’eau en Bretagne est gratifié d’une enveloppe de 86 millions d’euros sur cinq ans et les différentes mesures agro-environnementales (Natura 2000, directive cadre sur l’eau, mesures spécifiques régionales) se voient affectées de 54 millions d’euros.

Restructuration des services

Autre point fort du budget 2008, la sécurité alimentaire avec des moyens en hausse de 1,1 %, pour prévenir les risques liés à la production végétale (pesticides, chrysomèle du maïs…), les maladies animales - la fièvre catarrhale en particulier - ou pour renforcer les contrôles à l’importation.

Enfin, le ministre a mis en avant la poursuite de l’engagement de l’Etat en faveur de l’assurance récolte. 32 milliards d’euros, soit 5 de plus qu’en 2007 y sont consacrés pour financer 30 % de la prime d’assurance récolte à la charge des agriculteurs (35 % pour les jeunes). Tout en reconnaissant que « nous n’avons pas la bonne réponse pour l’ensemble des risques auxquels la production est confrontée ».

A plus long terme, le ministre de l’Agriculture entend poursuivre la restructuration de l’organisation du ministère et de ses satellites déjà amorcée. Ainsi, après une réorganisation des offices en trois pôles (grandes cultures, élevage, cultures spéciales), un nouveau regroupement des offices est envisagé. L’Agence unique de paiement qui gère les aides directes de la Pac et le Cnasea qui a en charge les aides du deuxième pilier devraient se rapprocher. La poursuite de la fusion des DDA et des DDE déjà engagée devrait être poursuivie. Le ministère de l’Agriculture n’échappe pas à ce mouvement. L’administration centrale du ministère de l’Agriculture devrait être regroupée sur deux sites, contre cinq actuellement.


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