Le Jura Agricole et Rural
Extension des périmètres interdits et de la zone réglementée
Fièvre catharrale ovine dans le Jura
Jura agricole et rural
Publié le:  10 octobre 2007
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Un cas de FCO ayant été constaté à l’est de la Côte d’or, le canton de Montmirey-le-Château se trouve désormais en périmètre interdit. Le point sur les zones sous surveillance…

De nouveaux cas de FCOviennent d’être confirmés par l’AFSSA Maisons-Alfort dans les départements de l’Aisne, du Calvados, du Cher, de Côte d’Or, du Loir-et-Cher, du Loiret, de la Marne, de la Haute-Marne, de la Meurthe-et-Moselle, de la Moselle, de la Nièvre, de l’Oise, de l’Orne, du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, de la Seine-Maritime, de la Seine-et-Marne, de la Vienne et de l’Yonne. Au total, 2 960 cas de fièvre catarrhale ovine « 2007 » sont répertoriés à ce jour en France.

Les localisations de ces foyers impliquent une extension des périmètres interdits dans plusieurs départements, ainsi qu’une extension de la zone réglementée. Un cas de fièvre catarrhale

ovine a été confirmé le 6 octobre dans le canton de Pontailler-sur-Saône, à l’est du département de Côte d’Or. Il en

résulte une extension de la zone dite « périmètre interdit au titre de la FCO » dans un rayon de 20 kilomètres autour de ce foyer.

Montmirey-le-Château dans le périmètre interdit

Cette extension touche le Jura puisque le canton de Montmirey-le-Château, qui est de fait entièrement intégré dans

cette zone. Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, par un nouvel arrêté publié au Journal Officiel du 7 octobre 2007, a modifié les zones réglementées au titre de la FCO.

Un arrêté préfectoral a été pris en complément pour placer le canton de Montmirey-le-Château en périmètre interdit.

Il n’y a aucun foyer de FCO déclaré à ce jour dans le département du Jura.

Il convient de rappeler que cette maladie ne touche que les ruminants. Elle n'affecte pas l’homme et ne présente donc aucun risque pour la santé publique.

Cette maladie entraîne pour les éleveurs une perte économique liée à une baisse de production, une morbidité voire une mortalité des animaux et une restriction importante des marchés avec des mouvements d’animaux très contraints.

La situation du Jura

La situation sanitaire du Jura est désormais la suivante au 7 octobre 2007 :

• le canton de Montmirey-le-Château est placé en périmètre interdit ;

• le reste de l’arrondissement de Dole et les cantons d’Arbois, de Bletterans, de Champagnole, de Conliège, de Lons-le-Saunier-Nord, de Lons-le-Saunier-Sud, de Poligny, de Salins-les-Bains, de Sellières, de Villers-Farlay et de Voiteur, sont en zone réglementée ;

• le reste du département est en zone indemne.

Il en résulte une restriction importante des mouvements de ruminants comme les bovins, ovins et caprins. La règle générale est une interdiction de tout mouvement d’animaux sensibles entre des zones de statuts sanitaires différents.

À l’intérieur d’une même zone, les ruminants peuvent circuler librement. Des dérogations aux mouvements des animaux sont toutefois possibles sous réserve de la mise en œuvre de mesures de désinsectisation et, le cas échéant, de l’obtention de garanties sanitaires individuelles à partir de tests sanguins sur les animaux.

Une désinsectisation régulière

En périmètre interdit, il n’existe aucune dérogation possible aux mouvements d’animaux vers une zone indemne hormis à destination d’un abattoir et sous conditions strictes.

Toutes ces dispositions réglementaires et mesures dérogatoires ont été communiquées dans une plaquette du groupement de défense sanitaire envoyée par courrier à chaque éleveur.

Il convient de rappeler que les moyens de lutte actuellement disponibles reposent sur la désinsectisation régulière, suffisante et répétée jusqu’à l’hiver des animaux ruminants, conformément aux indications du fabricant.

Les professionnels doivent utiliser sur les animaux des insecticides délivrés exclusivement sous ordonnance vétérinaire. La désinsectisation de tout ruminant pouvant être facilement manipulé, est très fortement recommandée afin que chaque éleveur protège au mieux son propre cheptel.

Le ministère de l'Agriculture et de la Pêche appelle les détenteurs de ruminants à notifier tout symptôme suspect à leur vétérinaire sanitaire pour une détection précoce de la maladie.


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