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Le ministre de l’Agriculture, venu inaugurer le salon, a parcouru les allées de la grande halle d’Auvergne, en saluant au passage de nombreux éleveurs |
La visite officielle du ministre de l’Agriculture au Sommet de l’élevage n’est pas passée inaperçue. Pendant près d’une heure trente, Michel Barnier, entouré de responsables agricoles et d’élus du Massif Central, a parcouru les allées de la grande halle d’Auvergne, en saluant au passage de nombreux éleveurs et en se montrant à l’écoute des messages délivrés par la profession. Son discours d’inauguration, chaleureusement applaudi, a été présenté à l’issue d’un colloque européen, organisé par Interbev sur le transport des bovins et la législation sur le bien-être animal, et où il a évidemment été question de la fièvre catarrhale. Le ministre s’est largement exprimé sur ces problèmes sanitaires et sur les solutions apportées pour éviter d’accroître les difficultés économiques pressenties. « Il nous fallait changer de stratégie sanitaire et mon action s’est concentrée sur trois priorités ». Il s’agit d’abord de la mise en place d’une stratégie vaccinale dans les délais les plus courts et si possible avant mai 2008. Concernant la simplification du zonage en France, « le zonage est maintenant constitué uniquement de périmètres interdits de 20 km et de zones tampons de 50 km autour des périmètres interdits. Concrètement, les régions qui étaient en zone de surveillance passent en zone indemne », a affirmé Michel Barnier. En parallèle, le quadrillage du territoire avec des troupeaux sentinelles pour assurer la meilleure épidémio-surveillance possible sera poursuivi.
Tirer les leçons des crises
Troisième priorité du ministre de l’Agriculture : le rétablissement des échanges au sein de l’Union européenne, en particulier vis-à-vis de l’exportation des broutards vers l’Italie. « Seules des règles européennes harmonisées et applicables techniquement peuvent permettre de rétablir la fluidité des échanges. Après de longues discussions associant les vingt-sept Etats membres, nous avons obtenu une décision positive à Bruxelles », a expliqué Michel Barnier. « Le texte qui a été adopté, permettra, dès que les procédures de publication de la Commission seront achevées, d’autoriser l’exportation d’animaux de la zone réglementée, y compris des périmètres interdits, sous réserve, premièrement, d’une protection par insecticide contre le moucheron pendant quatorze jours, et deuxièmement, d’un test virologique individuel avant la sortie de l’animal ».
Et d’ajouter, « j’ai bien conscience que le secteur de l’élevage subit des perturbations très graves qui se cumulent avec l’augmentation des coûts des matières premières ». Par ailleurs, « mon engagement à résorber les files d’attente du plan bâtiments d’élevage apportera aussi une solution aux difficultés de logement et d’engraissement des animaux dans le contexte de marché perturbé ». Le ministre a terminé son intervention sur la nécessité de « tirer les leçons de ces crises sanitaires et économiques. Il est clair qu’il n’existe pas une réponse unique. Nous devons construire un nouveau dispositif qui s’appuie sur trois volets complémentaires : un dispositif communautaire de régulation des marchés ; des instruments de couverture individuelle des risques climatiques, sanitaires ou économiques ; des interprofessions renforcées. Ce sont ces trois niveaux qu’il faut articuler et ce sera l’une de mes priorités pendant la présidence française de l’Union européenne ».
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