Nombreux sont les agriculteurs qui s’interrogent sur les modalités d’évolution du prix du lait. Quelques explications pour vous aider à mieux «vous y retrouver»».
Chaque trimestre, les représentants des trois familles de l’interprofession laitière (producteurs, coopérateurs et industriels) se réunissent pour négocier un index qui fixe l’évolution du prix du lait. Cet index est calculé en fonction de trois critères :
• l’évolution des cours des produits industriels pour le trimestre par rapport au même trimestre de l’année précédente ;
• l’évolution du chiffre d’affaires des produits de grande consommation exportés, ramenée au litre de lait. Cette évolution est constatée pour le trimestre et comparée au même trimestre de l’année précédente ;
• le différentiel de prix de lait entre la France et l’Allemagne au cours des 12 derniers mois.
Pour le quatrième trimestre 2007, l’index calculé, soit 58 euros/tonne, doit ensuite être additionné au montant de base retenu début 2007 dans la grille de paiement. Le principe même du calcul de l’index induit un décalage de trois mois entre les hausses constatées et leurs répercutions sur le prix du lait payé au producteur.
Exemple :
Le prix de base retenu début 2007 pour le quatrième trimestre par le Criel de Franche-Comté s’établissait ainsi :
Octobre : 292,12 euros/tonne ;
Novembre : 260,12 euros/tonne ;
Décembre : 260,12 euros/tonne.
Le prix de base définitif, intégrant la recommandation interprofessionnelle de + 58 euros/tonne s’établira donc pour le quatrième trimestre 2007 :
Octobre : 350,12 euros/tonne ;
Novembre : 318,12 euros/tonne ;
Décembre : 318,12 euros/tonne.
Ce prix définitif constituera la base de calcul de l’année 2008 pour le quatrième trimestre à laquelle seront ajoutées ou retranchées les évolutions de l’index.
Rappel des précédentes recommandations de l’année 2007 :
1er trimestre : + 3,71 euros/tonne ;
2e trimestre : + 1,3 euro/tonne ;
3e trimestre : + 13,23 euros/tonne ;
4e trimestre : + 58 euros/tonne.
Pour cette année 2007, il serait toutefois réducteur d’établir une moyenne arithmétique de ces quatre hausses pour calculer l’augmentation du chiffre d’affaires « lait » de l’exploitation puisqu’elles ne prennent pas en compte les variations de la courbe de collecte, et donc les volumes produits.
De plus, d’autres paramètres liés au contrat entre le producteur et l’entreprise de transformation rentrent en ligne de compte dans le calcul du prix du lait. Les éléments présentés ci-dessus ne correspondent qu’aux évolutions du prix de base.
Pour toute information supplémentaire, contacter Étienne Rougeaux à la FDSEA du Jura, au 03 84 86 10 50.
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