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« La CNAG a rendu un avis favorable à notre demande d’agrément en tant qu’organisme de sélection. Le décret devrait paraître courant octobre », explique le président de l’Upra montbéliarde |
René Morel, éleveur à Clerval, dans la vallée du Doubs, a succédé le 2 mai à Claude Taillard à la présidence de l’Upra montbéliarde. Il était présent à Rumilly pour le national.
• Le national montbéliard a dû composer avec le contexte de FCO. Cela a-t-il beaucoup pénalisé le concours ?
« La fièvre catarrhale a un peu bousculé les choses et l’effectif initial de 200 animaux attendus à Rumilly n’a pas pu être atteint. Les deux cas détectés en Haute-Saône ont entraîné le passage de ce département en zone interdite, donc les éleveurs n’ont pas été autorisés à venir. En ce qui concerne les départements en zone réglementée, si le Jura a maintenu sa présence, cela n’a pas été le cas du Doubs qui a préféré renoncer. Les éleveurs auraient pu venir mais les sérologies des animaux relatives à la FCO devant être effectuées quatorze jours avant la rencontre n’avaient pas été réalisées. Donc il manque le berceau de la race au national, soit quand même 39 animaux et c’est dommage. Le rassemblement de toutes les titulaires et remplaçantes du côté des départements rhônalpins a permis de conserver un socle relativement important. Il ne faut pas dramatiser. Le haut du panier n’a peut-être pas été totalement présent au rendez-vous, mais une très grande partie tout de même, soit quelque 125 animaux. Le national a été maintenu et nous le devons principalement à nos amis haut-Savoyards et de Rhône-Alpes qui se sont mobilisés de manière exemplaire pour que les choses se déroulent parfaitement ».
•L’accueil d’une telle manifestation en Haute-Savoie a-t-il une symbolique forte compte tenu de l’importance de l’effectif de la race ici ?
« Entre les gens du berceau de la race et la Haute-Savoie, comme les Savoie dans leur ensemble, des liens se sont tissés depuis longtemps. La race montbéliarde s’est très bien implantée dans ces départements avec lesquels nous avons en commun des politiques de productions fromagères axées sur la qualité et les référentiels d’appellations d’origine. Grâce à son TP, la montbéliarde présente des qualités fromagères qui lui valent son succès. En Haute-Savoie, elle est d’ailleurs en tête des effectifs de vaches laitières avec 27 000 animaux inscrits. L’organisation du national dans ce département est une excellente chose. Nous n’étions pas revenus dans les Savoie depuis 1995, date à laquelle le national avait été organisé à Aix-les-Bains ».
•Compte tenu de la révision du dispositif génétique français, quels ont été les grands axes de travail de l’Upra ces derniers mois ?
« Dans un premier temps, durant dix-huit mois, nous avons travaillé à une réorganisation qui aurait permis de rassembler sous une même entité non seulement l’Upra, mais aussi les deux unités de sélection que sont Umotest et Jura-Bétail et également la distribution avec Coopex montbéliarde. Cet objectif allait même au-delà de ce que nous proposait la réglementation. Nous voulions franchir un pas de plus mais les choses ont capoté. Aujourd’hui, l’Upra va devenir organisme de sélection mais tout en conservant dans ses statuts le principe d’une représentation de toutes les composantes professionnelles avec un collège des éleveurs, un collège des unités de sélection et un collège des utilisateurs. Nos statuts prévoient par ailleurs l’entrée éventuelle d’autres acteurs, tels que les éleveurs libres ou Montbéliarde sélection, à condition qu’ils respectent tout ce qui est sanitaire, inscription des animaux, etc ».
• Qu’en est-il de l’agrément en tant qu’organisme de sélection ?
« La Commission nationale d’agrément des livres généalogiques (CNAG) a rendu un avis favorable le 4 juillet dernier pour notre dossier. Il y a trois races qui ont reçu un avis favorable en même temps, avec quelques adaptations minimes à apporter pour la montbéliarde et la gasconne, mais un peu plus importantes pour la charolaise. Fin août, le ministère a décidé d’agréer ces trois races en même temps. Nous attendons donc ce décret dont la parution nous a été annoncée pour courant octobre ».
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