Le Jura Agricole et Rural
Confort et souplesse de travail
Salle de traite rotative
Jura agricole et rural
Publié le:  05 novembre 2007
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La salle de traite rotative, avec ses 24 places, permet de traire 130 vaches en une heure et quart au lieu de deux heures et demie auparavant et ne mobilise plus que deux trayeurs, contre quatre avec la salle de traite classique

Claude Thiévon, éleveur laitier en Gaec à Rignieux-le-Franc, dans l’Ain, s’est équipé d’une salle de traite rotative en décembre 2006. Confort de travail, gain de temps, meilleur suivi du troupeau… les avantages sont nombreux pour l’élevage laitier.


Quels ont été les éléments générant l’achat du roto traite ?

« Nous étions équipés d’une salle de traite pipeline 2 x 5. Notre matériel était vieillissant, et le travail beaucoup trop contraignant. Il fallait deux heures et demie pour traire cent trente vaches… Après la visite d’une exploitation de l’Ain équipée d’une salle de traite rotative, et de trois autres exploitations suisses, nous avons opté pour ce système qui présentait l’avantage de très bien s’adapter au bâtiment existant ».


L’adaptation au nouveau système a-t-elle été facile ?

« Les vaches sont parquées dans une aire d’attente et montent une par une sur la plate-forme rotative. La cadence est de neuf minutes par tour. Le temps d’adaptation est d’environ une semaine. Les vaches sont moins stressées que dans une salle de traite en épi. Les génisses s’adaptent particulièrement bien. Au bout de trois ou quatre traites, elles sont particulièrement à l’aise. La sortie des vaches est en revanche un inconvénient majeur, car trop rapide. »


Comment se déroule la traite ?

« Auparavant la traite mobilisait les quatre associés du Gaec. Aujourd’hui nous sommes deux. La salle de traite compte vingt-quatre places. Un trayeur nettoie les trayons, l’autre effectue les branchements. Le confort de travail est bien meilleur. Le trayeur ne change pas de position, et ne perd pas de temps à se déplacer d’une vache à l’autre. La surveillance est facilitée ».


Les performances sont-elles supérieures par rapport à une salle de traite classique ?

« Les compteurs à lait permettent un meilleur suivi du troupeau. Ils affichent le nombre de litres de lait, le temps de traite et la conductivité du lait, soit la moyenne du flux du lait comptabilisée. Si la conductivité augmente par rapport à la moyenne, cela nous alerte sur d’éventuels soucis. Le compteur permet également de détecter les chaleurs qui se traduisent par la chute du litrage. »


Un système que vous recommanderiez à d’autres éleveurs… ?

« Oui, car les inconvénients, temps de lavage plus long que dans un système classique, vigilance accrue lors de la sortie des vaches, sont minimes par rapport aux avantages. Le Gaec a investi cent quatre-vingt mille euros dans la salle de traite, avec un amortissement sur douze ans. Il ne faut pas oublier non plus que si l’on veut installer des jeunes, c’est important d’avoir des outils de travail adaptés, qui permettent de garder une bonne qualité de vie. »


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