Le Jura Agricole et Rural
Pour un matériel irréprochable
Certitraite-Optitraite
Jura agricole et rural
Publié le:  05 novembre 2007
Page 14 

Michel Degert : « les visites régulières permettent d’anticiper les pannes »

Lancé en 1999 sur la région, « Certitraite » progresse doucement mais sûrement. Certaines entreprises voient avec cette certification une possibilité de valorisation. Explications avec Michel Degert, technicien à la chambre d’agriculture du Rhône et Nicolas Déal, éleveur à Poule-les-Echarmeaux.

S’il y a bien un matériel dont il faut prendre soin, c’est celui de la traite, utilisé bi-quotidiennement par les éleveurs. Si la certification du matériel neuf ou rénové, « certitraite », avance plus doucement le contrôle technique « optitraite » semble entrer dans les mœurs. « Près de 80 % des exploitations sont contrôlées annuellement », estime Michel Degert. Ce contrôle n’est pas obligatoire, mais il est lié à certaines subventions ce qui incite les agriculteurs à ne pas s’en dispenser. « Tout le monde s’accorde à dire que ces visites régulières permettent d’anticiper les pannes. C’est très bénéfique », commente le technicien de la chambre d’agriculture.

Une valorisation plutôt qu’une contrainte

Sur les certifications, la position des entreprises est moins unanime. Pour Michel Degert, il y a trois sortes de réactions. Celles qui ont inscrit « Certitraite » dans leur cahier des charges, celles qui mettent en avant à travers cette certification leur professionnalisme et d’autres qui ne voient que de nouvelles contraintes.

Eleveur à Poule-les-Echarmeaux dans le Haut-Beaujolais et adhérent à l’URCVL, Nicolas Déal est à ranger dans la première catégorie. « Je suis passé d’une salle en 2 par 3 au 2 par 4 », explique-t-il, « c’est à cette occasion que j’ai reçu ma certification ». Certitraite fait partie du cahier des bonnes pratiques de l’URCVL. L’éleveur comprend tout à fait cette démarche. « Il faut être irréprochable à la traite. En cas de fuite d’air par exemple c’est la mamelle qui souffre et ça se retrouve dans la qualité du lait notamment les cellules. Cette démarche montre que les agriculteurs sont soucieux de la qualité de produit, c’est un plus ensuite pour la vente », reconnaît-il.

Des évolutions en 2008

La région est relativement bien placée. « Rhône-Alpes a été la deuxième région à se lancer après la Bretagne. Pour la petite histoire, c’est même nous qui avons proposé le terme Certitraite plutôt que celui de contrôle de conformité », se souvient Michel. « On arrive à 50 % de certification sur les installations neuves ou rénovées. Le plus dur, c’est de faire comprendre que du matériel neuf n’est pas forcément du matériel qui fonctionne bien. Il peut y avoir des problèmes de réglages ! », insiste le technicien.

Certitraite n’a pas fini d’évoluer. En 2008, les décrochages automatiques et les robots de traites seront concernés par la certification.


Newsletter GRATUITE
Sondage

Face à l'augmentation du prix du pétrole, les agriculteurs ont-ils raison d'engager des mouvements syndicaux ?

  • Oui
  • Non
  • Ne sais pas

  • (C) Le Jura agricole et rural
    Partagez vos idées, écrivez-nous
    Webmaster