Après plus de trois mois de débats dans le cadre du « Grenelle de l’environnement », d’aucuns y verront un verre à moitié plein ou à moitié vide. Mais l’important est ailleurs, ce Grenelle a permis à toutes les parties d’échanger et de se parler sans qu’il n’y ait ni bouc émissaire idéal ni choisi. Bien sûr, des désaccords persistent, pas tant sur les constats, mais sur les solutions et le rythme y afférent. En participant à ces groupes de travail, la FNSEA a conjugué responsabilités et propositions. En n’y allant pas, nous aurions fait aveu d’impuissance et qu’aurait-on dit de cette non-participation citoyenne ?
Nous travaillons avec la nature tous les jours, nous la connaissons bien et nous voulons comme d’autres, et sans doute plus que d’autres, la défendre, mais le tempo d’une exploitation, comme des saisons, n’est pas celui de la bureaucratie ou de textes incompréhensibles. C’est notre différence et nous la revendiquons. Pour autant, et grâce aux bioénergies et à d’autres initiatives vertes, nous contribuons et contribuerons demain encore plus à la lutte contre le réchauffement climatique, fléau de notre siècle. D’ailleurs, l’agriculture, longtemps délaissée et considérée comme désuète, retrouve désormais des lettres de noblesse auprès de ceux qui l’avaient oubliée.
Eh oui, il faut des paysans pour produire. Eh oui, il faut aménager les territoires. Eh oui, il faut de la qualité et de la sécurité alimentaire. Là pas besoin de Grenelle, il suffit de voir et d’observer le monde…
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