Le Jura Agricole et Rural
Fabien Chalumeau à la tête de l'exploitation
Legta de Montmorot
Jura agricole et rural
Publié le:  12 novembre 2007
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Le développement de l’atelier lait est l’un des objectifs du projet d’exploitation auquel s’est attelé Fabien Chalumeau dès son arrivée à Montmorot

Plus qu’un simple changement de responsable, l’arrivée de Fabien Chalumeau à la tête de l’exploitation du lycée agricole de Montmorot marque un virage dans l’histoire de la structure. Restructuration et nouveau projet sont à l’ordre du jour…

Après 34 années passées sur le site de Montmorot dont 13 comme responsable de l’exploitation, Michel Junier est parti vers d’autres horizons. Et c’est à Fabien Chalumeau, un Jurassien de 35 ans, originaire de Villevieux, qu’échoit la succession.

Fabien Chalumeau est le fils de Jacques, figure bien connue dans les milieux agricoles du Jura… Formé à Montmorot où il a décroché un BTS ACSE en 1992-94, le jeune homme a poursuivi son cursus à l’Enita de Dijon où il s’est spécialisé en économie et gestion en troisième année du cycle d’ingénieur de l’agriculture et de l’environnement.

Il choisit ensuite d’enseigner ces deux matières. Ce sera au lycée agricole de la Bretonnière (Seine-et-Marne) où il restera cinq années, assurant au passage des permanences sur l’exploitation, ainsi que différentes missions (projet d’établissement, diagnostic agro-environnemental, actions sur le développement durable…).

L’envie de prendre des responsabilités le pousse à s’inscrire sur la liste d’aptitude puis à un cycle de formation au poste de directeur d’exploitation. Parcours couronné par une première affectation au lycée agricole de Crézancy, dans le sud du département de l’Aisne. Pendant trois années, il dirigera une belle exploitation comportant cinq ateliers : lait (avec un quota de 300 000 litres), ovins viande (350 brebis île de france en sélection), cultures (220 hectares sur trois sites), arboriculture (pommiers à cidre, pommes et poires à couteau) et vigne (3,20 hectares en AOC champagne, avec 80% de la production transformés et 25 000 cols commercialisés par an).

Trois axes de restructuration

L’annonce du départ de Michel Junier lui a offert l’opportunité de se rapprocher de sa région natale. Mais également de poursuivre l’œuvre de son prédécesseur, en particulier sur le projet quinquennal d’exploitation, mis en chantier depuis 2006. Des études de rentabilité ont été menées sur les différents ateliers de l’exploitation de Montmorot. Toutes ont abouti à l’évidence qu’une restructuration était nécessaire et que des modifications profondes s’imposaient.

La première d’entre elles concerne la réduction de la surface de vigne qui, de 6,5, passe désormais à 3,7 hectares. Des améliorations seront amenées sur la gestion du stock, sur la qualité des produits.

L’atelier agri-bio sur ses 15 hectares posait quelques problèmes en matière de gestion des pâturages. Les céréales bio étaient utilisées pour l’alimentation de quelque 2 000 poulets bio, vendus en direct. L’exploitation n’étant pas en zone AOC Bresse, la décision a été prise d’arrêter cette production et de la remplacer par du poulet fermier. Le même aliment est utilisé et la satisfaction de la majorité des consommateurs est toujours d’actualité.

Le développement de l’atelier lait est le troisième objectif du projet d’exploitation. Le quota de 243 000 litres va être augmenté avec la reprise d’une dizaine d’hectares sur L’Étoile (23 000 l) et une demande spéciale de 40 000 litres à la CDOA. Cet atelier obtenait de bons résultats technico-économiques, en particulier grâce à son système de séchage solaire de grange qui donnait une qualité de fourrage exceptionnelle.

Partenaires du développement

« C’est tout un projet à mener dans son ensemble, explique le nouveau chef d’exploitation. Nous devons également penser à améliorer l’existant et, grâce à une équipe pédagogique bien impliquée, améliorer encore nos atouts en terme de formation.

L’exploitation accueille régulièrement des stagiaires de tous niveaux. Et, petite nouveauté, elle est désormais fréquentée, le mercredi après-midi, par des élèves volontaires. »

Un bon signe que Fabien Chalumeau ne manque pas de souligner. Il parle aussi de l’implication de l’établissement dans l’animation du territoire, via des partenariats avec des OPA ou des collectivités locales. La déviation de Lons-le-Saunier, des chantiers paysagers dans les communes sont autant d’occasions pour l’établissement de s’impliquer dans cette démarche d’aménagement où, développement durable oblige, certaines pratiques environnementales et sociales seront mises en avant.


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