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Laiterie Pour cette campagne, la France n’atteindra pas son quota de près de 25 millions de tonnes |
Afin de parvenir à un « atterrissage en douceur » du régime des quotas laitiers fin mars 2015, la Commission européenne considère que la solution la plus simple et la plus flexible consiste à procéder à une augmentation graduelle des quotas à partir de la campagne 2009-2010 et à réduire ultérieurement le montant du superprélèvement laitier. C’est ce que vient d’indiquer Klaus-Dieter Borchardt, chef de cabinet adjoint de la commissaire à l’agriculture, Mariann Fischer Boel.
Evoquant récemment l’avenir du régime laitier européen devant la Fédération allemande des exportateurs de lait (MIV) à Bonn, M. Borchardt a indiqué qu’un large consensus existe en faveur d’une augmentation des quotas laitiers entre 0,5 et 2 %. La Commission, pour sa part, a-t-il précisé, n’a pas encore tranché entre deux options, à savoir : une augmentation des quotas en une seule étape (probablement en 2 % en 2009-2010) avec une clause de révision deux ans après ou une augmentation progressive sur quatre ou cinq campagnes, à raison de 0,5 % par an. Jugeant excessive la demande polonaise d’une augmentation de 5 % des quotas, M. Borchardt a estimé que toute augmentation devait être réalisée de manière raisonnable afin d’éviter des déséquilibres sur le marché. En septembre dernier, rappelons-le, vingt ministres de l’Agriculture, sous la pression des Pays-Bas, se sont prononcés en faveur d’une augmentation des quotas dès le 1er avril 2008. Mais, l’Allemagne et la France, les deux principaux Etats membres producteurs, s’étaient montrés hostiles à une telle hausse. Selon les premiers éléments du rapport sur la situation du secteur laitier que la Commission présentera à la fin de l’année, les perspectives de développement s’annoncent prometteuses jusqu’en 2014, a révélé M. Borchardt. La consommation de fromages dans l’Union augmenterait de 770 000 tonnes, soit l’équivalent de 6,5 millions de tonnes de lait entier et les ventes de lait de consommation progresseraient de 1,8 million de tonnes d’ici 2014.
En revanche, les productions de beurre et de lait écrémé en poudre seraient en diminution, de telle sorte que l’UE deviendrait un importateur net. D’ici 2016, la Commission prévoit une augmentation moyenne des prix de 40 % dans le secteur laitier, a encore précisé ce responsable européen.
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