Le jury professionnel habilité à délivrer le CQP (certificat de qualification professionnelle) « Agents de services de remplacement » s’est réuni à l’ALPA à Haroué pour la troisième fois depuis sa création en 2005.
Quatre candidats se sont présentés devant le jury dans le cadre de la VAE (Validation des acquis de l’expérience), le 3 octobre : trois Lorrains et un Franc-Comtois. Ce dernier a obtenu d’emblée son certificat tandis que les trois autres devront compléter leurs acquis professionnels par des stages complémentaires ou de la pratique en entreprise.
Car le jury est exigeant… conformément au référentiel établi au niveau national par la CPNE (Commission paritaire nationale de l’emploi en agriculture) et validé par la FNSR qui définit très précisément les compétences minimums requises pour l’obtention du CQP.
Un jury exigeant
On constate en effet une sensibilisation de plus en plus grande des exploitants à la problématique du remplacement, qu’ils intègrent désormais comme un élément de gestion de leur exploitation. Cela se traduit d’ailleurs, en région Lorraine, par une augmentation sensible des journées de remplacement sur les quatre départements.
Face aux enjeux technico-économiques, les exploitants ont plus que jamais, besoin de salariés compétents, polyvalents et qualifiés. Les services de remplacement doivent donc recourir à du personnel qualifié. Ce besoin est d’autant plus prégnant qu’il s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de développement axée sur la pérennisation (CDI) et la formation des agents, dans un objectif de professionnalisation des services de remplacement.
Dominique Sautre, président des SR de Lorraine, souligne d’ailleurs : « Le CQP doit se mériter, car il conclut l’acquisition de compétences professionnelles spécifiques au métier d’agent de remplacement. Il ne s’agit pas de sous-valoriser cette qualification qui doit permettre de garantir une prestation de qualité aux adhérents de nos services de remplacement ».
André Lassausse, président de la Commission paritaire régionale de l’emploi de Lorraine, note : « si le CQP est utile pour les services de remplacement, il permet également aux salariés d’obtenir une véritable qualification reconnue par la branche professionnelle. C’est donc une démarche de type « gagnant - gagnant » où l’employeur et son salarié trouvent leur compte ».
Pierre Decaux, directeur de l’ALPA, a participé avec intérêt aux délibérations du jury et a pris note des préconisations de celui-ci dans la perspective d’améliorer le parcours de formation des agents de remplacement, notamment concernant le module sur l’alimentation des bovins. « C’est un point important, nos agents doivent être capables de maîtriser totalement l’alimentation des bovins, il en va des résultats qualitatifs de production laitière de nos éleveurs » insiste Gilles Duquet, vice-président des services de remplacement de Franche-Comté.
Enfin, le jury a programmé sa prochaine date de réunion. Elle est fixée au 22 avril 2008. Ainsi, les futurs candidats souhaitant valider le CQP par la VAE (trois ans d’expérience minimum dont 3 200 heures en rapport avec le métier d’agent de remplacement) peuvent s’adresser, dès maintenant, à la CPNE afin d’obtenir un dossier de VAE.
Contact : tél. 01 53 83 47 23 - Secrétariat CPNE, 11 rue de la Baume 75008 Paris.
CQP, qu’est-ce que c’est ?
Le Certificat de qualification professionnelle (CQP) ''Agent de service de remplacement'' a été conçu par et pour les professionnels de l’agriculture.
Reconnue au niveau national, cette qualification répond aux besoins :
• des agents de remplacement, désireux d’une reconnaissance de leurs compétences par l’obtention d’une qualification professionnelle,
• des services de remplacement, soucieux de professionnaliser et de fidéliser leurs agents afin de répondre efficacement aux attentes de leurs adhérents,
• des agriculteurs, utilisateurs des services de remplacement en attente d’une prestation de qualité.
Accessible par la Validation des acquis de l’expérience (VAE) ou par la voie de la formation, le CQP s’adresse aussi bien aux agents de remplacement en poste qu’aux futurs salariés.
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