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Dominique Soichet devant son écran d’ordinateur, d’où il peut constituer des lots pour la lutte, enregistrer les traitements médicamenteux apportés, etc. |
L’informatique a sa place aussi dans les exploitations ovines : elle permet d’alléger les tâches administratives réglementaires, et de suivre précisément le troupeau sur le plan technique.
Dominique Soichet est le second éleveur de Franche Comté à se lancer dans l’aventure ! Premier objectif pour lui, éviter la paperasse ! Il s’agit bien d’éviter tout désagrément en cas de contrôle et pouvoir répondre présent aux questions sur la conditionnalité des aides, l’identification… Second objectif et pas des moindres, pouvoir suivre très concrètement sa troupe et ses résultats de reproduction : taux de mise bas, prolificité, mortalité des agneaux, productivité numérique.
Plusieurs logiciels existent aujourd’hui sur le marché, OVITEL développé par CMRE, Est élevage développe actuellement un module ovin, ISAGRI et autres. La plupart propose les mêmes fonctionnalités.
Tout d’abord l’inventaire des animaux et des brebis. Il faut encore aujourd’hui le saisir mais l’identification électronique prévue en 2009 changera peut-être les choses. Cet inventaire est la base de fonctionnement des logiciels, il reprend toutes les informations sur chaque brebis et permettra de suivre sa carrière avec les autres modules.
Le logiciel permet de constituer des lots de lutte, de suivre les agnelages et la carrière de chaque brebis. Les agneaux sont identifiés à la naissance et rentrés automatiquement si la saisie des boucles à l’arrivée de la commande a été réalisée. Leur devenir est aussi suivi par le logiciel : mortalité, vente pour la boucherie, vente en reproducteurs…
L’éleveur peut aussi personnaliser son utilisation en entrant par exemple les caractéristiques de ses filières qualité et des cahiers des charges. Cette option permet d’éditer directement au départ les bons de circulation des animaux qui quittent la ferme.
Une lacune peut-être, le suivi des conformations et des poids des agneaux de boucherie qui permettrait à l’éleveur de réaliser des bilans de campagne sur les prix obtenus et les classements en fonction des filières de vente.
Au niveau sanitaire, toutes les interventions sur les animaux (brebis, béliers, agneaux) peuvent être saisies. Un certain nombre de traitements et de manipulation sont même prédéfinis dans le logiciel. Plus besoin de carnet sanitaire ! Les ordonnances doivent cependant être conservées bien entendu. En cas de contrôle, l’éleveur peut présenter l’ensemble des interventions sur ces animaux.
L’introduction de l’informatique sur des troupes comme celle de Dominique est donc intéressante. Avec 500 brebis, la quantité de documents à remplir est importante sur le plan réglementaire mais aussi pour les filières qualité. Enfin, l’outil permet de suivre au plus près l’évolution de sa troupe et donc de gérer le renouvellement, les réformes, la carrière des béliers et ses résultats techniques.
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