Prenant acte de la volonté de Michel Barnier de démarrer au plus tôt les projets de travaux issus du Grenelle de l’environnement – utilisation des produits phytosanitaires et OGM en particulier –, Orama (Association des producteurs de grandes cultures) demande que ces travaux « soient conduits avec la plus grande pertinence ». Sur le dossier des pesticides, un groupe de travail interministériel va être prochainement créé.
Orama estime qu’il « devra comprendre des représentants du secteur des grandes cultures. » L’association défend leur « expérience de gestionnaires de 45 % de la surface agricole utile française. » Sur le maïs OGM MON 810, Orama demande que soit mis sur la table, « s’il y en a, des éléments de doute avérés » pour les examiner selon « une approche rigoureusement scientifique ».
Les cultivateurs redoutent une dispersion dans le travail de la haute instance chargée par le Président de la République de rendre un avis sur le MON 810.
Dispersion qui ne garantirait pas l’adoption de cet avis avant les semis du printemps 2008. Dans une interview, le ministre de l’Agriculture a inquiété les producteurs de grandes cultures, déclarant : « J’ai un point d’incertitude sur la durée de l’évaluation scientifique ».
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