Le Jura Agricole et Rural
Élus et responsables agricoles s'expriment
Fermeture d'Aiserey
Jura agricole et rural
Publié le:  28 novembre 2007
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Plusieurs élus et responsables agricoles sont intervenus lors de la dernière session de la chambre d’agriculture sur la fermeture de la sucrerie d’Aiserey.

• Dominique Chalumeaux, président de la chambre d’agriculture : « L’agriculture du Jura est durement touchée par la fermeture de la sucrerie d’Aiserey : les producteurs, les salariés mais aussi les utilisateurs d’écumes, de pulpes, les sous-traitants liés à cette activité. C’est aussi tout un pan de vie sociale et de travail en commun qui est mis en cause. »

• Frédéric Perrot, président de la FDSEA : « Un travail s’est engagé en concertation avec le syndicat betteravier, les FDSEA, JA, les chambre d’agriculture et les coopératives sur l’avenir de la zone concernée par la fermeture d’Aiserey. Nous réfléchissons aussi avec le Crédit Agricole à la création d’un fond spécial qui permette de préparer le rachat d’outils quand l’industriel arrête.»

• Alain Matthieu, président de la FDCL : «Le devenir de la filière sucrière dans notre région nous rappelle cruellement que ce sont les détenteurs de capitaux qui détiennent les décisions et qui orientent une filière de production. Il est urgent de voir collectivement ce que nous pouvons faire pour garder nos outils de production.»

• Yves Camuset, membre de la chambre d’agriculture : « Au bout du compte, la fermeture d’Aiserey va servir les intérêts de financiers et de banquiers qui vont investir au Brésil [...] Le mépris pour les producteurs affiché par ceux qui sont devenus l’actionnaire principal d’Aiserey est inacceptable.»

• Claude Métraille, président du GDS : « Les éleveurs vont aussi rencontrer des problèmes. Un quintal de pulpe sèche coûte 1 euro et a la même valeur alimentaire qu’un quintal d’orge qui coûte au minimum 1,50 euro. Le coût d’un engraissement à l’ensilage de maïs est également bien plus élevé qu’avec la pulpe surpressée.»

• Jean-Marie Sermier, député : « Le plan social et le plan planteurs sont payés par l’Union européenne. Nous demandons que Cristal Union fasse au moins aussi bien que Thomson qui, lorsqu’il a restructuré son entreprise, a assuré la réindustrialisation de son site. Si une sucrerie ferme en région parisienne, les producteurs trouveront toujours un autre site où livrer. Ici l’enjeu est autrement important : il concerne la disparition totale et irréversible de la production betteravière en Bourgogne et dans le Jura. Il faut que les producteurs soient actifs auprès de la Fédération nationale des coopératives et rappeler que Cristal Union a des devoirs, pas que des droits.»

• Christian Rouyer, préfet : « Il faut une politique de revitalisation pour cette zone et je suis d’accord pour voir avec mes collègues des départements voisins comment appuyer ces efforts.»


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