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Les produits régionaux, à travers leurs filières, leurs entreprises ou leurs acteurs fermiers ont animé Micropolis à Besançon, trois jours durant.
Terre d’arômes. Un propos qui est loin d’être usurpé tant le visiteur est sollicité aux niveaux du goût et de l’odorat. Au carrefour du salon consacré aux livres et au patrimoine comtois, aux filières et aux entreprises agroalimentaires, le chaland peut déguster une soupe au pois ou siroter la première gentiane de la saison. Le ton est ainsi donné car pour la suite, il faudra avoir l’estomac bien accroché. Tant que les stands diffusent des recettes – morillade comtoise, croquettes de veaux aux flocons d’avoine, matelas de veaux aux girolles… au stand du veau de lait –, la journée s’annonce sereine.
Tout se complique quand, fin gourmet, le visiteur cherche à goûter de tout. « Surtout nos produits régionaux qu’il faut continuer à mettre en avant », explique Jean-Paul Résillot, ancien cadre de la société Clavière. Entreprise qui ne va pas vraiment gagner de l’argent lors de ces trois jours. « Car moi, je ne veux surtout pas vendre mais faire déguster. »
Quoi de plus naturel que de trouver à côté de l’élevage les filières agroalimentaires. On commencera par un détour auprès du Cidil (centre interprofessionnel de documentation et d’information laitières). Dont le bar à lait est garni de nombreux sirops. On passera
ensuite par le camion du CIV (centre d’information des viandes) et son cortège de bouchers, dont Lulu, un phénomène. « C’est vraiment important d’être présent à ce salon car nous remettons la viande en valeur en la présentant comme sur l’étal de son boucher »,
assure Lucien Dupond, animateur pour Interbev. L’outil est homologué. « Il n’y a pas de rupture du froid. » Si on ne fait que présenter de la viande, on en déguste. « Préparée par Jean-François Maire, ancien chef du Valentin, à Besançon, qui vient de créer l’Académie culinaire du Doubs. » Autant dire une pointure.
Après le salé, du sucré
Un passage par la fruitière d’Etalans puis vers les fromages fermiers de Chantal Chambon, agricultrice à La Teigne, un lieudit de Sancey-le-Grand, s’impose logiquement. Pour finir en se régalant, on hésite entre le Criollo et la maison Scheuber, où le chocolat se décline sous toutes ses coutures. Où alors, on se laisse encore tenter par les confitures des Jardins sucrés de Marie. « Et on sera bien inspiré de goûter à la confiture d’orange aux saveurs de pain d’épices. » Tout à fait propice à l’approche des fêtes de fin d’année. « Je vous invite aussi à vous laisser tenter par la confiture à la violette, à base de fleurs naturelles. »
Une fois repu, et doté d’un carnet de bonnes adresses qui s’est étoffé au fur et à mesure du périple, le promeneur se laisse aller à rêver à des vacances réconfortantes à la campagne. Il est bien inspiré de s’arrêter au stand de l’Accueil paysan qui présente une trentaine de structures et à celui du réseau Bienvenue à la ferme. Réseau qui se signale tout au long de ce salon en affichant avec fierté sa fleur à pétales jaunes qui en est la signature. Une quinzaine de membres – sur un total de près 150 structures – se sont déplacés. Plus spécialement parmi eux, ceux qui font de la production à la ferme. Pour l’exemple, on citera L’Escargotière du mont, Le Rucher des deux lacs, Ruranim Domaines de la haute Loue ou encore le Moulin de Courcelotte.
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